O14809
Françoise Vergès : "Aimé Césaire, nègre je suis, nègre je resterai"



O14809 Francoise Verges : "Aime Cesaire, negre je suis, negre je resterai"

"Aimé Césaire, nègre je suis, nègre je resterai"

Françoise Vergès

Albin Michel

2005



Entretiens



Antilles :

Cul-de-sac innommable de la faim, de la misère et de l’oppression.



Angoisse insulaire.



Je détestais la Martinique : Imitation des Blancs.

Tendance fondamentale à singer l’Europe.



Lassitude de l’homme qui s’est si souvent expliqué et a été parfois si mal entendu.



Ne pas être sommé de se justifier.



Je vivais dans un monde fermé, colonial.



Amitié avec Senghor

Lycée Louis le Grand

Il était catholique, moi communiste.

Nous nous aimions profondément, et nous nous sommes vraiment formés l’un l’autre.

Pas de disputes.



Egalement, au Lycée Louis le Grand, camaraderie avec Pompidou.



Affirmer notre identité.

Alors que la tendance française était à l’assimilation.



Français :

La certitude d’être supérieurs.

Même chez ceux qui étaient pleins de bonne volonté.



Les Français ont cru à l’universel.

Pour eux, il n’y a qu’une seule civilisation, la leur.

Dans cette civilisation, on trouve aussi la sauvagerie, la barbarie.



La France a longtemps continué à dire :

"L’Algérie est française."

Mais ce n’était pas vrai.



Reproche que je fais au civilisationnisme :

Je ne suis pas devenu autre.

Tu es toi et je suis moi.



Egoïsme très humain :

Particularisme.

"Copinisme."

La révolution à Haïti a profité à un petit groupe.

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