O14788
Ovide : "Tristes"



O14788 Ovide : "Tristes"

"Tristes"

Ovide

Les Belles Lettres

1968



JACQUES ANDRE

INTRODUCTION



On ne cessera de s'interroger sur les motifs de la catastrophe qui s'abattit soudainement sur lui.



Il a écrit le scandaleux ART D'AIMER.

Politique d'austérité morale d'Auguste.
Répression de l'adultère.



Ovide parle de ERROR.

Il a assisté à un spectacle répréhensible.

Il aurait été l'amant de Julie, fille d'Auguste.
Ou le complice complaisant de ses amours.

La conduite de Julie est scandaleuse.

Il aurait prêté sa maison pour elle et un de ses amants.



Il aurait assisté à une cérémonie religieuse interdite aux hommes, et aurait vu Livie nue, dans son culte à la Bonne Déesse.



Prières larmoyantes sans cesse répétées.



Trahison d'Auguste ?
Improbable.



TRISTES



Affreuse image de cette nuit qui marqua mes derniers moments à Rome.



Qu'ai-je à faire avec vous, livres, mon malheureux souci, moi qui fus la victime infortunée de mon inspiration ?



Ma vie est sage, si ma Muse est folâtre.



Accius serait un être sanguinaire,
Térence un festoyeur.

Qu'a enseigné Sappho de Lesbos, sinon l'amour aux jeunes femmes.

L'Iliade ? Une femme adultère pour laquelle se battent l'amant et l'époux.

Passion qu'inspira Briséis.

Vénus et Mars enchaînés, leurs corps enlacés sur une couche impure.



Que ma peine soit proportionnée à ma faute.



Je mourrai donc si loin, sur des bords inconnus.



Si quelques défauts ont déparé mes livres, que les circonstances, lecteur, soient auprès de toi leur excuse.



Je suis malheureux -- ce mot résume toutes mes misères -- et tout homme qui vit après avoir offensé César le sera.

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