O14779
"Contre Celse"



O14779 "Contre Celse"

"Contre Celse".



Louis Rougier

Copernic

1977



Celse et le discours vrai



Les difficultés helléniques de croire



Les répugnances sentimentales



Le débat religieux



Le conflit politique et social



L'exégèse de Celse



La critique de l'apologétique



La querelle des sectes chrétiennes



Conclusion

Le DISCOURS VRAI est un document psychologique d'un intérêt exceptionnel.

Premier témoignage de la réaction spontanée d'un esprit formé aux méthodes de l'hellénisme, au contact des Livres saints, de l'apologétique et de la propagande du christianisme.

Un esprit à l'état de table rase.

Sûreté impressionnante.

Il démasque les extravagances et les contradictions, les impossibilités de l'histoire du Christ sauveur.

Du messianisme juif.

Formidable labeur.

Eclipse mentale, sommeil magique que le christianisme a fait subir à la pensée humaine.

Pendant plus de 15 siècles.

Faisant prendre le contenu des Ecritures comme la vérité religieuse, morale, historique, cosmologique, divinement authentique.



Louis Rougier

Phébus

1999



Cioran

Un chrétien qui n’a pas lu Celse n’a pas fait ses preuves.



Celse, lecteur de Platon, ne croit plus aux dieux officiels.

Il ne les honore que du bout des lèvres par fidélité aux institutions de l’Empire.

Il croit en une entité divine unique, que la plupart des païens cultivés de l’époque n’hésitent pas à appeler Dieu.

S’étonne de voir le christianisme, parmi les 20 religions de Rome, refuser l’assimilation pacifique qui lui est proposée :

Faire de Jésus, apôtre revendiqué de l’amour et de la paix, le prophète d’une religion en laquelle tout païen pourrait acclimater son dieu.

Libre choix ? Paul a condamné cela.



Celse a lu attentivement les livres chrétiens.



Jésus mort sur la croix ? Il n’est donc pas d’essence divine.



Prétendu mystère de l’incarnation de Dieu

La pire des idolâtries.

Rabaissement de la divinité au rang des esprits faibles.



Jésus ignore le désir ?

C’est que la chair est impure…

Emasculation d’Origène



Peu d’intérêt que suscita la propagation de la nouvelle religion, dans l’Empire romain.



L’Empire romain, abattu par une poignée de fanatiques.


Suétone

A propos de Claude

Il expulsa de Rome les juifs qui étaient en effervescence continuelle à l’instigation d’un certain Chrestus.



Suétone

Sous le règne de Néron

Des supplices furent infligés aux chrétiens, race d’hommes d’une superstition nouvelle et malfaisante.



Tacite

Néron, pour faire taire les rumeurs qui lui imputaient l’incendie de Rome de 64, produisit des accusés que le vulgaire nommait chrétiens.



CELSE

DISCOURS VRAI CONTRE LES CHRETIENS



Une race nouvelle d’hommes nés d’hier, sans patrie ni traditions.



La rusticité des Juifs ignares s’est laissé prendre aux prestiges de Moïse.



Un nouveau Moïse qui les a séduits mieux encore.



CRITIQUE DU CHRISTIANISME DU POINT DE VUE DU JUDAISME



Un Juif conteste, pour Jésus, son origine divine



Raisons qui empêchent de reconnaître Jésus comme fils de Dieu

Et que dire de son caractère irritable, si prompt aux imprécations et aux menaces ?

De ses "Malheur à vous !"

Il annonce qu’il est bien impuissant à persuader.

Ces moyens ne conviennent guère à un Dieu, pas même à un homme de sens.



Origine, clientèle et méthode de prosélytisme des chrétiens



Objections contre l’incarnation, l’anthropomorphisme et la prétention des Juifs à être le peuple élu.

Quelle arrogance !



CRITIQUE DES LIVRES SAINTS



Diversité des sectes chrétiennes



Plagiat des livres saints



Puérilité de la cosmogonie mosaïque



Opposition du Christ à Moïse



Grossier anthropomorphisme du Dieu d’Israël



Impossibilité de la résurrection des corps



CONFLIT DU CHRISTIANISME ET DE L’EMPIRE :

TENTATIVE DE CONCILIATION



CELSE

DICTIONNAIRE DES PHILOSOPHES



2 ème siècle.

Grands thèmes du platonisme.
Méthode allégorique.

Altération juive et chrétiennes des sages traditions communes aux peuples anciens et cultivés.

Le judaïsme est une dissidence puérile de la sage Egypte.

Le christianisme récidive par rapport au judaïsme, et le résultat ne peut être que méprisable.

La croyance chrétienne provient d'une foi aveugle, insensible à la saine raison, hostile à toute culture.

L'apostolat chrétien s'attaque de préférence aux enfants et aux femmes, disparaissant dès qu'un homme cultivé s'interpose.

Il voit les chrétiens comme l'Occidental cultivé voit les Témoins de Jéhovah.

Les mythes judéo-chrétiens de la création sont de pauvres élucubrations.
La croyance à Satan est un blasphème contre la majesté de Dieu.

L'incarnation est impensable.
Dieu descendant dans le monde, renonçant à sa perfection, à son immutabilité.

La Rédemption n'est pas acceptable.
Pas plus qu'un peuple élu, une secte privilégiée.

La résurrection des corps est la croyance la plus absurde.

Il y a des bribes de vérité dans la morale chrétienne; mais elle n'est pas originale.

Il ne peut admirer l'exclusivisme religieux du judaïsme et du christianisme.

On ne peut servir deux maîtres à la fois ? Propos de séditieux.

Le dévot doit son adhésion aux dieux subordonnés.

Il est impossible que les populations les plus diverses s'accordent sur une seule et même tradition.

Participer à la vie publique est l'abandon de tout exclusivisme.

Alexandre Sévère dans sa chapelle privée a des statues d'Abraham, Orphée, le Christ et Apollonius de Tyane.



Celse a voyagé en Palestine, en Phénicie, en Egypte.



Son livre passe inaperçu de son vivant.

Retour à la page d'accueil : ici