O14725
Jacques Drillon : "Charles d’Orléans, le génie mélancolique"



O14725 Jacques Drillon : "Charles d’Orleans, le genie melancolique"

"Charles d’Orléans, le génie mélancolique"

Jacques Drillon

JCLattès

1993



Baudelaire

Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs…



C’était du temps où les poètes étaient des guerriers.



De me nourrir et garder tendrement,
Sans point souffrir soins ou mélancolie



A l’homme le plus pauvre du monde, et de la naissance la plus humble.



Ma seule amour, ma joie et ma maîtresse,
Puisqu’il me faut loin de vous demeurer
Je n’ai plus rien, à me réconforter,
Qu’un souvenir pour retenir liesse.



Le cœur est seul, désarmé, nu et tendre.



Rien ne m’est sûr, que la chose incertaine.



Le temps passe comme le vent,
Il n’est si beau jeu qui ne cesse !



Le monde est ennuyé de moi,
Et moi pareillement de lui.



Toute l’indulgence possible pour les coupables, aucune pour la faute.



Il me vaut mieux seul de gens éloigner :
Qui dolent est n sert que d’encombrance.

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