O14724
Poésies : "Charles d’Orléans"



O14724 Poesies : "Charles d’Orleans"

"Charles d’Orléans"

Poésies

Honoré Champion

2010



1394-1465.



Né à Paris.



Le quatrième fils que Valentine, duchesse de Milan,

Donnait à Louis, duc d’Orléans,

Frère du roi Charles VI.

Celui-ci fut le parrain de l’enfant.



On le fiance en 1406, avec la jeune veuve du roi d’Angleterre, Richard II.



Les sicaires de Jean sans Peur assassinent son père.

Il doit s’exercer aux armes, pour défendre ses terres.

Sa mère Valentine est inconsolable de la mort de son volage mari.

Elle accourt à Paris, pour soutenir sa querelle et poursuivre une action judiciaire contre l’assassin.

Elle meurt à Paris, de son chagrin.



Emancipé par lettres du roi, dans sa 14 ème année

Il épouse Isabelle, sa fiancée.

Il met la ville de Bois en état de défense.

Se laisse réconcilier à Chartres, avec le duc de Bourgogne.

Isabelle devient grosse, et meurt.



Ce que le jeune prince n’eût pas su faire, le connétable Bernard d’Armagnac, homme rude et batailleur, le réalise à sa place.

Une alliance est signée entre les maisons d’Orléans et d’Armagnac.

Charles épouse Bonne, fille de Bernard.

Le jeune duc d’Orléans marche à la tête des dures bandes méridionales qui montent vers Paris.

Jean sans Peur soulève les bouchers de Paris.

Enrôle des Anglais.

Charles recrute également des Anglais.

Une révolution éclate à Paris.

Un mouvement de réaction y ramène le roi et les princes.

Charles d’Orléans quitte ses vêtements de deuil.

Il obtient la condamnation de l’assassin de son père.

Il poursuit le meurtrier jusque dans Soissons.

Des poèmes.

Il fait broder :

Madame, je suis plus joyeux.

Ce n’est pas sans danger qu’on appelle à son aide l’étranger.

Si juste que soit une cause.

Instruit des divisions françaises, le roi d’Angleterre, Henry V, prépare la conquête de la France.

La grosse armée royale subit une sanglante défaite à Azincourt (25 octobre 1415).

Charles d’Orléans, retrouvé parmi les morts, est fait prisonnier.

C’est un bon gage pour les vainqueurs.



Charles d’Orléans suit le roi dans son triomphe à Londres.

Il y séjourne.

Puis à Windsor, fréquentant les autres princes prisonniers.



1417

Il est transféré à Pontefract.

Dans une solitude rigoureuse.

Il vécut avec un seul serviteur.

Sous la garde de Robert Waterton.



Les vainqueurs le tenaient pour un homme intrigant et dangereux.



Sa situation était désespérée.



Les Anglais occupaient une partie de ses domaines.


A court d’argent, il en réclame à ses amis en France.

Assurant qu’il ne l’emploierait pas en folies.



A Fotheringay.



A Bolingbroke.



Son sort s’adoucit.

Il vit à ses frais chez ceux qui sollicitèrent sa garde.

Ils exploitaient les prisonniers.



Il donne l’ordre de vendre ses biens.

Jusque ses livres.



Le comte de Suffolk sollicite sa garde

Homme cultivé et bon, poète.

Pouvant comprendre son prisonnier.



Les Anglais subissent des revers en France.



Ils voulaient se servir du prisonnier pour négocier.



Conduit à Douvres.



Charles se croyait l’arbitre indispensable de la paix.



Mais il n’était qu’un pion poussé par le conseil d’Angleterre, ou par le duc de Bourgogne.



Toute paix lui semblait bonne, même celle qui eût assuré le trône de France au roi d’Angleterre.



Il promettait tout ce qu’on lui demandait.



Il se sentait vieux, alourdi, plein d’ennui et de mélancolie.

Souhaitait mourir.



Il s’était anglicisé.

Parlait anglais.

Il a fait la cour à une dame anglaise, peut-être la femme de Suffolk, Alice Chaucer.

Il connaissait parfaitement la théologie.

Transcrivait des oraisons.

Des vers.

Des chansons.

Des ballades.

Des complaintes.

Surtout en l’honneur d’une dame qu’il surnomme "Beauté".

Elle meurt.



Traité d’Arras.

1441

Il est délivré.

Il vivait soutenu par l’idée d’une liberté prochaine que l’amitié du duc de Bourgogne devait lui procurer.



Isabelle, l’épouse du duc Philippe, s’intéressait fort à lui.



1439

Il débarque à Calais.

Prie pour la paix.



Mais il repasse bientôt la mer.



Malgré la campagne ardente que fit Gloucester

Charles est mis en liberté contre une forte rançon.



C’était pour devenir le prisonnier de la maison de Bourgogne.

Parce qu’il avait épousé Marie de Clèves, nièce du duc Philippe, une très jeune femme, coquette et lettrée, parée des légendes du Rhin.



Il reçoit l’ordre de la Toison d’Or.



Gagne ses Etats

Suspect aux yeux du roi de France, Charles VII.



Il vit à Paris.

Allié des Bourguignons.

Cherche à tenir la promesse qu’il a faite aux Anglais d’amener la paix entre les deux royaumes.



Le roi de France finit par l’acheter.

Il descend en Italie pour conquérir l’héritage maternel, mais sans succès.

Trahi il n’aspire plus qu’au repos.



Réputation d’ami de la poésie.

Villon le nommera le doux seigneur.

Nonchaloir.



Vieil homme précieux et charmant.



Son gendre, le duc d’Alençon, trahit le roi et son pays.

Il en appelle au sentiment de la pitié de Charles VII.



Goutte.



Dur d’oreille.

Sa vue a baissé

Il ne pouvait plus écrire

Il a horreur de l’hypocrisie

Aime la vie franche.

Jamais morose

Parlant de sagesse


Louis XI le déteste

Il voulait s’emparer de son héritage d’Italie.



Il mourut à Amboise

Il laisse un fils, qui sera le roi Louis XII.



Ballades.



Si vous m’aidiez, gente princesse,
Je crois que bref le temps viendra
Que j’aurai des biens à largesse,
Car le Dieu d’amours m’aidera.



Je meurs de soif près de la fontaine
Mon cœur plaint et soupire

Retour à la page d'accueil : ici