O14688
Pablo Neruda : "Ce que je veux"



O14688 Pablo Neruda : "Ce que je veux"

"Ce que je veux"

Pablo Neruda



Je veux vivre dans un pays où il n'y ait pas d'excommuniés.



Je veux vivre dans un monde où les êtres soient seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette.



Je veux qu'on puisse entrer dans toutes les églises, dans toutes les imprimeries.



Je veux qu'on n'attende plus jamais personne à la porte d'un hôtel de ville pour l'arrêter, pour l'expulser.



Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie.



Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos.



Je veux que l'immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s'épanouir. »



Et pourtant, adepte de Staline…



Il reçoit le prix Staline.



Délivre à Mercader le visa qui lui permet d’entrer au Chili, et d’assassiner.



Mais il ne connaissait pas son intention.



Pour lui, Pasternak est réactionnaire.



Il condamne les Turcs, tortionnaires de Nazim Hikmet, mais non Staline et ses crimes monstrueux.



On ne peut reprocher à un homme d’être prisonnier de certaines idées.



Un amour de la liberté.



Quelquefois, il est maladroit.



N’"excommunie"-t-il pas, lui aussi, Pasternak ?



Lui interdire son prix Nobel ne le choque pas.

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