O14683
Robert Abirached : "Casanova en verve"



O14683 Robert Abirached : "Casanova en verve"

"Casanova en verve"

Robert Abirached

Horay

1973



Le seul système que j'eus, si c'en est un, fut de me laisser aller où le vent qui soufflait me poussait.



Me sentant né pour le sexe différent du mien, je l'ai toujours aimé, et je m'en suis fait aimer autant que j'ai pu.



Je n'ai jamais séduit que sans le savoir, étant séduit moi-même.



Je fus dans toute ma vie absorbé dans le vice en même temps qu'idolâtre de la vertu.



Sans la parole le plaisir de l'amour diminue au moins des deux tiers.



Toute nue, je n'ai pas d'émotion.
C'est qu'elle n'a rien de ce que la coquetterie emprunte pour faire naître l'amour.
Nous n'aimons donc que l'artifice et le faut, et le vrai ne nous séduit plus lorsqu'un vain appareil n'en est pas l'avant-coureur.



Quand on chérit le plaisir, il ne faut pas philosopher pour le diminuer.



Qu'est-ce qu'un baiser ?
Ce n'est autre chose que le véritable effet du désir de puiser dans l'objet qu'on aime.



Force des larmes qui sortent des beaux yeux d'une jeune et jolie figure d'une fille honnête
et malheureuse ? C'est une force irrésistible.



Les pieds de la femme, qui intéressent tant les hommes faits comme moi…



L'homme qui se défend de penser n'apprend jamais rien.



La nation française serait plus sage si elle avait moins d'esprit.



Les Français sont jaloux de leurs maîtresses, jamais de leurs femmes.

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