O14664
Schiller : "Don Carlos"



O14664 Schiller : "Don Carlos"

"Don Carlos"

Schiller

Aubier Montaigne



Philippe II

Glacial, tyrannique, jaloux, odieux.



Carlos, son fils

Minus habens, bègue.
Chétif.
Contrefait.
Epilepsie.

Sournois, vindicatif.

Usage immodéré du boire et du manger.

Débauches.

Pas de sentiments religieux.


La main d’Elisabeth, fille de Catherine de Médicis, est promise à Carlos

Mais c’est son père Philippe qui l’épouse.

La princesse d’Eboli (borgne) est amoureuse de Carlos, mais elle devient la maîtresse de Philippe.



Carlos arrêté par le roi.

Il se fait ouvrir les veines dans son bain.

Après avoir cherché le suicide par la faim puis l’indigestion.

On dit qu’il est mort de dysenterie.



DON CARLOS



Je suis épris de ma mère.



On nous a également promis un autodafé.

Ne sont-ce pas des hérétiques qu’on voit brûler ?



La violence fut de tout temps, pour le faible, un géant.



Il y a encore des géants, mais il n’y a plus de chevaliers.



Les grandes âmes souffrent en silence.



J’ai cessé d’aimer.



Volupté d’être dieu.



La contrainte seule veille-t-elle sur les femmes en Espagne ?



Pourrais-je vous aimer avec la même ardeur, s’il me fallait vous craindre ?



Tu es plus riche que je ne serai jamais.

As-tu soif d’honneurs ?



Le serpent de la flatterie.



Cloison angoissante de l’étiquette.



J’ai conscience de ma valeur.



Seul sur un trône.



Vous ne m’accordez rien, absolument rien.



Tu hais mes conseillers, tu les méprises.



Seul celui-là connaît l’amour, qui aime sans espoir.



Je ne donnerai qu’une fois, mais pour toujours.



Majesté sublime de la femme, le grand chef-d’œuvre de la Divinité, pour agrémenter la soirée d’un libertin.



Tu es la plus digne, la seule, la première qui comprenne intégralement mon âme…



Il aime où il ne devrait pas.



Le projet insensé de gouverner en se passant de notre sainte foi…



La Reine, au grand inquisiteur

Vous m’avez démontré qu’en certains cas l’Eglise savait employer à des fins supérieures le corps même et la jeunesse de ses filles.



Elle est vertueuse, dans l’intérêt de son amour.



Posa

O Charles, comme tu es devenu pauvre, indigent, depuis que tu n’aimes que toi !



Souffrir un tort, cela flatte les grandes âmes.



Elle attendait de l’amour, et elle a reçu… un diadème.



Posa

Je ne peux pas être le serviteur d’un prince.

Le but final de mes actes devrait être approuvé du trône.

Non la vérité, mais celle que le roi peut tolérer.

Mes paroles libres, vous y voyez l’artifice d’un flatteur.

Ce sont les hommes qui ont abdiqué volontairement leur noblesse, qui se sont rabaissés volontairement, à ce degré infâme, qui vous font penser ainsi. Ils se complaisent dans leur indigence.

Vous avez rabaissé l’homme à n’être que votre luth…



Posa

Laissez-moi tel que je suis.

Que serais-je pour vous, Sire, si vous me corrompiez également ?



Posa

Le roi, je l’abandonne.

Que puis-je d’ailleurs être pour le roi ?

Dans ce sol glacé, aucune de mes roses ne peut plus fleurir…



La Reine, à Posa

Vous n’avez convoité que l’admiration.



Assassinat de Posa par Philippe II



Don Carlos

Il ne sait pas qu’il a spolié ce monde d’une vie qui était plus importante et noble et précieuse que lui et tout son siècle.



Don Carlos

Son éloquence railleuse jouait avec votre génie énorme et infatué.

Cette lyre délicate s’est brisée dans votre main de fer. Vous n’étiez capable que de l’assassiner.



Légende

A minuit, l’âme du défunt empereur erre dans les galeries voutées du Palais Royal (Charles-Quint).



Philippe II, à propos de Posa

On ne regarde pas aussi fièrement du haut d’un trône.



Philippe II

Tous vont-ils me mésestimer, parce qu’un seul m’a méprisé ?



Philippe II

Un homme est couché dans la tombe, qui m’a refusé son estime.



Philippe II, à propos de Posa

Il fut mon premier amour.



Don Carlos, à la Reine

Il est un bien plus haut, plus souhaitable que la possession.



Don Carlos, à la Reine

Je n’ai plus pour cette vie d’autre tâche que de me souvenir de lui.



Philippe II, au grand inquisiteur

Cardinal !

J’ai rempli mon office.

Faites le vôtre.

(Il lui livre Don Carlos).

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