O14655
Alfred Capus : "La vie, l’amour, l’argent"



O14655 Alfred Capus : "La vie, l’amour, l’argent"

"La vie, l’amour, l’argent"

Alfred Capus

Editions Sansot

1911



Pensées et réflexions choisies



On ne doit se résigner qu’au bonheur !



LA VIE, LA SOCIETE



Ce n’est pas la peine de te répéter chaque jour que tu es mortel : tu le verras bien.



Ne te crois pas persécuté : on se fait encore plus d’illusions sur ses ennemis que sur ses amis.



Le hasard, dans certains cas, c’est la volonté des autres.



Conduis-toi avec les autres, non d’après l’opinion que tu as des autres, mais d’après l’opinion que tu as de toi.



On dit toujours d’un coquin qu’il est très intelligent, comme on dit d’un honnête homme qu’il est un imbécile.



Le bonheur fait ave la douleur des autres n’est pas durable.



La mort lave tout… et ne nettoie rien.



Si l’on n’exploitait pas un peu les imbéciles, il y en aurait trop.



Quand un préjugé disparaît, il y a une vertu qui disparaît en même temps.

Une vertu est un préjugé qui reste.



Combien de gens ne se brouillent que parce qu’ils ont des amis communs !



Il ne suffit pas de dire : un tel est arrivé.

Il faut voir dans quel état.



LE MARIAGE, LES FEMMES, L’AMOUR



Deux hommes trahis par la même femme sont un peu parents.



L’amour paye tous les sacrifices.



Les héros sont assez rares, et ils rendent généralement leurs femmes très malheureuses.



Que d’époux ne sont séparés que par le mariage !



Quand une femme a une profession, elle n’a pas besoin d’un mari : un amant suffit.



L’ARGENT, LE JEU, PARIS



Ce qu’on a acquis très vite, on ne le garde pas longtemps.



Qu’est-ce que la chance au jeu ? C’est un vol inconscient. Il est donc juste qu’elle soit punie un jour comme le vol.

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