O14649
Belinda Cannone : "Le sentiment d’imposture"



O14649 Belinda Cannone : "Le sentiment d’imposture"

"Le sentiment d’imposture"

Belinda Cannone

Calmann-Lévy

2005



Le poète

Pourquoi ne t’es-tu jamais senti imposteur en te faisant poète ?



Un homme, un vrai.



Mon cher, il serait de bonne méthode de ne pas trop généraliser à partir de ta petite expérience.



Le conformiste

Il se croit normal.

Un homme normal est un homme qui habite une place dans le monde.

Marcello, dans LE CONFORMISTE de Moravia, choisit la moyenne, c’est-à-dire la banalité à tout prix.

Il adhère, sans conviction politique, au fascisme, parce que c’est l’opinion dominante, "normale".

Il n’aime pas ceux qu’il mime dans a vie quotidienne ; il ne les aime qu’en foule.



L’imposteur de l’existence

Quand la posture qui nous échoit semble nous exclure de ce doux nid moral que constitue l’assemblée de nos semblables, reste la posture du conformiste : celui qui adopte sans réserve les postures les plus communes.

Le conformiste construit sa posture à coups de gestes répertoriés, de phrases banales, d’expressions courantes, d’actes moutonniers.

Il fait la moyenne de ce qu’il a vu.

Son rêve ? Qu’on lui dise chaque jour :

"Vous êtes tellement ressemblant !"



Kafka

Le monde comme imposture.



L’imposture amoureuse



Le mal aimé.



Les déçus.



La peine de naître.

Retour à la page d'accueil : ici