O14598
Théâtre complet : "Racine"



O14598 Theatre complet : "Racine"

"Racine"

Théâtre complet

Garnier

1953



ANDROMAQUE



Oreste

Tel est de mon amour l’aveuglement funeste

Le destin d’Oreste
Est de venir sans cesse adorer vos attraits



Hermione

J’ai voulu vous donner un moyen de me plaire

Il me semble plus doux
De mourir avec lui que de vivre avec vous.



Oreste

Je ne mourrai que de la main d’Oreste



Hermione

Que tous vos vaisseaux soient prêts pour votre fuite.

Je songe à me venger

Quel plaisir de venger moi-même mon injure,
De retirer mon bras teint du sang du parjure.



Pyrrhus

J’épouse une Troyenne. Oui, madame, et j’avoue
Que je vous ai promis la foi que je lui voue



Hermione

Tais-toi, perfide,
Et n’impute qu’à toi ton lâche parricide.

De son sort, qui t’a rendu l’arbitre ?

Ah ! fallait-il en croire ma demande insensée ?

Et ne voyais-tu pas, dans mes emportements,
Que mon cœur démentait ma bouche à tous moments ?

C’est assez pour moi,
Traître, qu’elle ait produit un monstre tel que toi.



Oreste

Je suis, si je l’en crois, un traître, un assassin.

Je viole en un jour le droit des souverains

Je deviens parricide, assassin, sacrilège,
Pour qi ? pour une ingrate

Dont j’épouse la rage

Et quand je l’ai servie,
Elle me redemande et son sang et sa vie !



ESTHER



Madame de Maintenon

Une espèce de poème moral et historique, dont l’amour fût entièrement banni.



J’ai évité soigneusement de mêler le profane avec le sacré.



Esther

O Dieu, confonds l’audace et l’imposture

Il entend les soupirs de l’humble qu’on outrage.



LE GERMANICUS DE PRADON



Que je plains le destin du Grand Germanicus !
Quel fut le prix de ses rares vertus ?
Persécuté par le cruel Tibère,
Empoisonné par le traître Pison,
Il ne lui restait plus, pour dernière misère,
Que d’être chanté par Pradon.



Voltaire



On a honte de faire des vers, quand on en lit de pareils.



La vanité de ce que les hommes appellent bonheur.

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