O14536
Œuvres : "Yukio Mishima"



O14536 Œuvres : "Yukio Mishima"

"Yukio Mishima"

Œuvres



PELERINAGE AUX TROIS MONTAGNES



L’adolescence est un état qui devrait se poursuivre éternellement.

Elle existe toujours en nous.

Pourquoi parvenons-nous à la mépriser à ce point ?

Son œuvre a séduit Yazunari Kawabata.

Début de sa carrière.



PAVILLON



La cantatrice Tamaki Miura,

Extraordinaire interprète de l’opéra de Puccini, Madame Butterfly.

Un dernier récital.

Parmi les spectateurs, Kiyohara se remémore un autre récital, vingt ans plus tôt, avec la jeune Hanako.

Facettes de l’amour et de ses tourments



LA MER DE FERTILITE



CHEVAUX ECHAPPES



Le juge Shigekuni Honda.

Il reconnaît en Isao la réincarnation de son ami d’enfance Kiyoaki.

Isao entreprend de restaurer l’esprit samouraï.

Il part en croisade contre les corrompus, à la tête des trusts et des cartels.

Puissance politique, au cœur du chômage et de la misère.

Trahison de son père, de son amie Makiko, des militaires.

Rien n’entame sa pureté.

Jusqu’au seppuku.



Malraux

Un moyen pour l’homme de posséder sa mort.

La mort choisie par Mishima.



KEN



MARTYRE



Adolescents à la sexualité trouble.



Sentiments ambigus qu’éprouvent l’un pour l’autre Hatakeyama et Watari.



Les deux adolescents hésitent entre haine, désir, fascination et cruauté.



Jusqu’où leurs jeux troubles peuvent-ils les conduire ?



L’équipe de Kendo a les meilleurs sabres (ken) du Japon.

Les ambitions et les rivalités entre les membres de l’équipe s’exacerbent.



LA MUSIQUE



Reiko n’entend plus la musique.

Elle est incapable d’éprouver du plaisir sexuel.

Le docteur Shiomi nous contre son histoire.

Univers mental de la jeune mythomane.

Mensonges.

Coups de théâtre.

Situations tragiques, décrites dans l’ironie.

Trop crédule analyste.



On découvre un autre masque de Mishima.

L’écrivain capable de rire, surtout de ses propres obsessions.

De divertir son lecteur avec des sujets graves.

Suspense de roman policier.

Ton parodique.



LE SOLEIL ET L’ACIER



Confidence de Mishima sur sa formation.



Il a découvert, tardivement, la vie du corps.

Et par elle, une vie nouvelle de l’esprit.



Etrange opposition entre le pouvoir corrosif du langage et le pouvoir constructif du soleil et de l’acier.



Pour offrir à la mort, bien suprême et suprême tentation, un objet digne d’elle.

Ascèse d’un entraînement physique.



Démarche essentiellement romantique.

Non l’âme saine dans un corps sain, comme chez les Grecs.



La démarche débouche sur le suicide rituel.

Accompli par Mishima en public, en 1970.



Un testament spirituel.



NEIGE DE PRINTEMPS



Cycle de quatre romans

Intitulés la mer de fertilité

Il achève le dernier le matin même de son sacrifice rituel, le 25 novembre 1970.



Cette tétralogie contient tout ce qu’il sait de la vie

Destin du Japon au 20 ème siècle.

Mishima dénonce

Les déchéances qu’engendrent le relâchement des mœurs et des esprits

L’emprise de l’argent

Il exalte

Le culte de l’honneur

Le sacrifice total à une cause suprême



NEIGE DE PRINTEMPS



Amours surannées de deux jeunes amants.

Le Japon tente d’assimiler, succédant aux mœurs archaïques et aux rites figés,

Lees modes d’un Occident où la Belle Epoque jette ses derniers feux.



Lui

Aristocratie issue des récentes transformations de l’ère Meiji.



Elle

Noblesse de cour.



Prisonniers des méandres de leur propre personnage.

Leur passion côtoie le déshonneur, vouée à l’échec tragique.



La neige

Le manteau glacé masque parfois d’une pureté transitoire la laideur des choses.

Mais en fondant, elle les dénude de nouveau.



UNE SOIF D’AMOUR



Le jeune veuve Etsuko est amoureuse d’un domestique de la maison de son beau-père Yakichi, chez qui elle vit.

La famille vit sous le toit de l’ancêtre, qui est devenu l’amant d’Etsuko.

Une nuit, Etsuko se donne au garçon qu’elle désire.

Il se jette sur elle.

Elle perd connaissance.

Il s’enfuit.

Elle le poursuit, le rattrape.

Le frappe d’un coup de houe, et le tue.

Le beau-père, Yakichi, était là.



Grande force sournoise, obscure et nerveuse.

Peinture d’une passion bridée par un milieu, qui finit par tout consumer.



CONFESSION D’UN MASQUE



La beauté est une chose terrible et effrayante.

Terrible, parce qu’insaisissable et incompréhensible.

Dieu a peuplé ce monde d’énigmes et de mystère.

La beauté, ce sont les rivages de l’infini qui se rapprochent et se confondent.

Ce sont les contraires qui s’unissent dans la paix.



Mishima, en lutte continuelle contre ses penchants homosexuels, qu’il cherche à dissimuler aux autres comme à lui-même.

Le héros du livre s’acharne à cacher sa véritable identité derrière un masque.

A jouer le rôle d’un homme "normal".

En vain croit-il trouver le salut dans un amour partagé pour la sœur d’un camarade de collège.

Récit de l’échec.

Tantôt plein d’humour,

Tantôt déchirant.

Un dénouement désespéré.



Mishima disait que la solitude était à la fois ce qu’il aimait et qu’il haïssait le plus au monde.



Une confession.



LE PAVILLON D’OR



1950

Un incendie criminel vient d’anéantir l’un des plus célèbres trésors nationaux, le Pavillon d’Or, du temple Rokuonji, à Kyoto.


Epargné pendant cinq siècles.

Merveille de légèreté, épargnée par la guerre.



Mishima, traumatisé dès l’enfance par une scène dont il a été le témoin.

Bègue.

Isolement douloureux.

Accueilli par un prieur du Pavillon d’Or.

Il subit la beauté du temple.

Désaffection du Prieur.

Processus de désintégration.

Haine.

Idée fixe.

Déviation mentale.

Délire.

Il met le feu au temple.



L’ANGE EN DECOMPOSITION



Fin de sa tétralogie.

Il dit y avoir mis tout ce qu’il avait à dire.



Pendant des mois, il règle les détails du seppuku.



Thèmes majeurs

Déclin des idéaux chevaleresques du Japon des samouraïs.

L’être et la conscience déclinent.

Perte de la spéculation bouddhiste.

Beauté absolue, accessible seulement à travers la mort.



Il adopte Toru, adolescent.

Réincarnation de Kiyoaki, Ying Chan, Honda.

Ne s’est-il pas trompé ?



Accablé de vieillesse et de souci, il va revoir, dans son monastère, pour interroger celle qui fut jadis l’héroïne de Neige de Printemps, aux côtés de Kiyoaki.



Réponse de la femme.

Les existences individuelles sont des péripéties.

Tandis que la paix des midis s’épand dans le jardin.



L’ECOLE DE LA CHAIR


Bric-à-brac de la société japonaise des années 60.

Fantômes des ci-devant aristocrates.

Ils hésitent encore à danser avec les premiers parvenus du miracle économique.

Les Occidentaux, démasqués par leur épouvantable grand nez, se comportent toujours comme en pays conquis.

Les rues sont pleines de jeunes filles qui n’en sont plus,

De petits jeunes gens détestables dévorés de paresseuses ambitions.

L’élite s’embourgeoisent en se laissant prendre aux mensonges du luxe et de la mode.

Tandis que commencent à régner la démocratie des propriétaires de voiture, la civilisation de loisirs.



Comme n vivre, lorsque le diamant que l’on porte au doigt a été taillé à une autre époque ?



La chair, soudain révélée, peut-elle faire disparaître ce désert ?



Brillante réussite sociale.

Goût âcre de sable qui saisit l’héroïne au plus intime.

Liberté féminine cueillie au passage sur les ruines encore fumantes du Japon féodal.



La chair…

Ses cheminements obscurs,

Son arrogance animale,

Mais aussi sa pureté,

Sa grâce unique qui semble ouvrir à l’imagination un monde absolu et sans autre limite que la mort.



Hélas !

L »école de la chair, surtout lorsque le professeur n’est qu’un ange déchu, peut-elle être autre chose que l’école de la vie, ou pis, l’école des femmes ?



Alors, que reste-t-il ?

Sinon l’âpre continuité du courage qui pousse certains êtres à aller jusqu’au bout de leur lucidité et de leur générosité, à prendre l’entière responsabilité de ce qu’ils imaginent, tout seuls dans leur tête.



Les grands thèmes de l’œuvre sont ici en suspension avant le précipité final de la tétralogie.

Instant de grâce où tout semble possible :

La noblesse de cœur, reconquise sur la noblesse de sang,

Trouve les chemins de cette gentillesse qui s’épanouit parfois, dans les bas-fonds grouillants de nos sociétés.

Retour à la page d'accueil : ici