O14494
Maurice Rat :"La mort du grand Pan"



O14494 Maurice Rat :"La mort du grand Pan"

"La mort du grand Pan"

Maurice Rat

Clément Borgal

Belles histoires de la mythologie

Gauthier-Languereau

1971



Divinité agreste et mortelle.

Fils de Jupiter et de la nymphe Thymbris.

Ou de Callisto.

Ou d’Hermès et d’une autre nymphe.

Dryopé, sa mère.

A sa naissance, elle le trouve bizarre et laid.

Mercure prend le nouveau-né.

L’enveloppe dans une peau de lièvre.

Le présente ainsi aux dieux de l’Olympe.

Ils lui donnèrent son nom, qui signifie "tout".

Parce qu’il les avaient tous réjouis.


Etrange à voir.

Mi-animal, mi-homme.

Avec des pieds et des cornes de bouc.

Une chevelure abondante.

Des poils broussailleux sur tout le visage.

Des bras velus.


Son séjour : l’Arcadie, pays de montagne et de plateaux boisés.

Habité surtout par des pâtres.

Il menait une vie de berger et de chasseur.

Vif, ardent et bruyant.

Une des nymphes de Diane lui a plu.

La belle et blanche Syrinx.

Il la poursuit à la course.

Elle lui échappe en nageant dans le Ladon.

Elle fut changée en sept roseaux.

Pan s’en servit pour faire sa flûte à sept brins, la Syringe.

Des baumes faits avec des herbes et des fleurs.

Peu à peu, sa semi-divinité s’étendit à toute la terre, et personnifia le grand TOUT.

Quand les dieux eurent quitté la terre, ils connurent une existence misérable, souvent traquée.

Pan pourchassé mourut.

Au début de notre ère, du temps de Tibère.

Une mort étrange.

Un soir, dans la mer Ionienne, le vaisseau du pilote Thamos ou Thamas longeait les îles Paxas.

Le vent qui gonflait les voiles cessa brusquement.

On entendit une voix venue des îles qui appelait :

Thamos !

Annonce aux hommes que le grand Pan est mort.

Effrayé.

La mort de l’ancien monde romain.

L’avènement d’une époque nouvelle.

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