O14491
Maurice Rat : "Amazones"



O14491 Maurice Rat : "Amazones"

"Amazones"

Maurice Rat

Clément Borgal

Belles histoires de la mythologie

Gauthier-Languereau

1971



Une tribu de femmes guerrières.

Des géants qui n’avaient qu’un œil, les Arimaspes.

Des animaux farouches, les griffons.

Les Amazones descendaient du dieu Mars et de la nymphe Harmonie ou Hermione.

Leur royaume sur les pentes du Caucase.

Vastes plaines de la rive gauche du Danube.

Royaume de femmes.

A sa tête, une reine.

Les hommes n’étaient employés qu’à des besognes serviles.

Des boiteux, des êtres contrefaits, que leurs infirmités avaient préservé de la mort.

Elles ne s’unissaient qu’à des étrangers.

Ne gardaient que les enfants du sexe féminin.

Elles tuaient les mâles.

Aux filles, elles enlevaient un sein pour qu’elles ne soient pas gênées par le maniement de l’arc et de la lance.

Amazones ? Celles qui n’ont pas de sein.

Elles n’avaient qu’une passion, la guerre.

Interventions d’Hercule et de Thésée pour arrêter leurs incursions sauvages vers la Thrace et la Grèce.

Hercule ravit la ceinture d’Hippolyte, leur reine.

Il triompha dans une sanglante bataille.

Le fleuve empourpré, qui a fait fuir des étalons rouges et blancs, rouges du sang des vierges.

Lors de cette tuerie, Thésée fait d’Antiope, sa prisonnière de guerre, sa femme.

Elles furent refoulées autour de la ville haute d’Athènes, qui prit plus tard le nom d’Acropole.

Les Amazones vaincues s’allièrent alors aux Troyens de Priam.

Leur nouvelle reine, Penthésilée, succomba, tuée par le Grec Achille, dans la guerre livrée devant Ilion.

Jamais les Amazones n’ont osé attaquer les griffons.

Monstres au corps de lion, à ailes d’aigle, à oreilles de cheval.

Ils portaient en guise de crinière une sorte de crête, hérissée de nageoires de poisson.

Ils avaient un amour singulier de l’or, qu’ils savaient découvrir et garder farouchement.

Cette passion leur fit faire une guerre sanglante aux géants.

Les Arimaspes furent massacrés par les griffons.

Ceux-ci passèrent alors pour des dieux, et furent l’objet d’un culte.

Charles-Quint possédait une tasse d’or qu’on disait faite avec la serre d’un d’entre eux.

Les femelles, disait-on, pondaient quelquefois des œufs d’or.

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