O14477
Maria Belkina : "Le destin tragique de Marina Tsvetaeva"



O14477 Maria Belkina : "Le destin tragique de Marina Tsvetaeva"

Maria Belkina : "Le destin tragique de Marina Tsvetaeva".

Albin Michel

1992



Dans sa vie, l'essentiel était la poésie.
Elle naissait de ses chocs avec les hommes.
Elle CREAIT ces hommes et ses rapports avec eux.



On retenait son regard, pas ses yeux.

Très myope.

Elle jette ses lunettes.

Fume énormément.



Une entrevue avec elle ? Son monologue.



L'univers extérieur largement connu.

Le monde intérieur encore inexploré.



Toute rencontre commence à tâtons.
Les hommes avancent à l'aveuglette.
Selon moi, il n'est pas de pire époque…



Présente, elle était toujours absente.

Toujours LA-BAS.



Fragilité féminine de l'âme.
Nostalgie féminine.
Rêve irréalisable d'un chevalier servant.
D'un amour sacrificiel.



L'état où l'on crée est un état hallucinatoire.



Ses monologues, mode d'expression tout autant que ses poèmes.



Elle n'aime pas les épouses.



--- Que préférez-vous, qu'on vous aime ou que vous aimiez quelqu'un ?

--- Je préfère que ce soit réciproque.

--- C'est parce que vous êtes jeune, vous en demandez trop.



Elle avait absolument besoin d'être aimée.



A Paris, il arrivait que je faisais la soupe pour tout le monde avec ce que je ramassais par terre au marché.



Suicide non hâtif.

Prête à la mort depuis longtemps.



Je vis une existence domestique, celle que j'aime et que je déteste, quelque chose de moyen entre le berceau et la tombe.



Je n'ai pas d'amis, et sans eux, c'est la mort.



Lettre

Je vous prie de m'embaucher comme laveuse de vaisselle dans la cantine de Lirfond qui va s'ouvrir.



Je regarde et je ne vois qu'une chose : la fin.



Je suis gravement malade, je ne suis plus moi.

Comprends que je ne pouvais plus vivre.



Ne m'enterrez pas vivante ! Vérifiez bien !



Pardonnez-moi.
Je n'ai pas supporté.



On l'emmena à la morgue de l'hôpital dans un cercueil standard.

Sa tombe a disparu.

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