O14453
Julian Gorkin : "L’assassinat de Trotsky"



O14453 Julian Gorkin : "L’assassinat de Trotsky"

"L’assassinat de Trotsky"

Julian Gorkin

Julliard

1970



Staline à Dzerjinsky et à Kaménev, un soir de l'été 1923

Choisir la victime, préparer soigneusement le coup, assouvir une vengeance implacable, puis aller dormir… Il n'y a rien de plus doux au monde.



Kaménev à Trotski, 1925

Vous croyez que Staline se soucie de la réponse qu'il doit donner à vos arguments ? Vous vous trompez. Il ne pense qu'à la façon de vous éliminer sans encourir de châtiment.



Zinoviev et Kaménev, dans des lettres déposées après leur rupture avec Staline, 1925

Sachez que si nous mourons subitement, ce sera par la faute de Staline.



Un attentat simulé par Trotski ?

La thèse s'effondre.



Trotski

Staline a exterminé toute ma famille, sauf moi-même, mon épouse et un de mes petits-enfants.



Trotski

Staline ne renoncera jamais à m'assassiner.



Washington refuse l'entrée des Etats-Unis aux restes d'un révolutionnaire, craignant non sans raison que ses funérailles donnassent lieu à des manifestations politiques.

Enfin, le cadavre fut incinéré.



L'assassin

Je lui ai apporté un article afin qu'il le publie.

Il le lut, d'un air méprisant, et le jetant sur la table comme un chiffon de papier, il me dit :

<>

Indigné, je lui répondis par une insulte.

Il voulut prendre son revolver, et je ripostai avec ce que j'avais sous la main : son piolet.



Parmi les assassins, Grégory Rabinovitch, juif d'origine russe.

De la G. P. U.

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