O14436
Patrick Mignard : "L’anti-Sisyphe, pour en finir avec la marchandise"



O14436 Patrick Mignard : "L’anti-Sisyphe, pour en finir avec la marchandise"

"L’anti-Sisyphe, pour en finir avec la marchandise"

Patrick Mignard

AAEL

2002



Sisyphe condamné par les dieux à pousser un rocher jusqu’au sommet d’une pente.
Il retombait.

Condamné à un éternel recommencement de son acte, épuisant, mais vain.



Sisyphe aux commandes d’un bulldozer effectuant le même travail, moins épuisant mais toujours aussi vain.



L’homme est aujourd’hui Sisyphe.

Un effort lui est perpétuellement demandé, malgré un développement colossal des capacités de production.

Sommé de travailler.

Un système marchand.

Il n’est pas heureux.



Un bilan en trompe l’œil



L’utilisation perverse du progrès technique


Que faire du marché ?


La richesse n’existe que pour l’homme solvable,
Celui qui peut partout débourser la monnaie
Car celui qui n’a rien et c’est bien regrettable
Doit savoir se priver, regretter d’être né.



Une réduction illimitée du temps de travail



<>, nous dit la marchandise.

Tout le temps de la vie, il faut qu’on se le dise
Vous sera mesuré et surtout tarifé.



Penser les besoins hors du cadre marchand



Consommez, consommez, telle est votre nature,
Nous répète sans cesse le marché assoiffé



Que faire de la valeur ?
Que faire de la monnaie ?



Supprimer le salaire ?
Le remplacer par quoi ?



Quelle croissance économique pour quel développement ?



Qu’est-ce qui motivera la production ?



Défense et réhabilitation du service public



La question centrale de l’Etat



Force et faiblesses de la mondialisation



Ce n’est pas parce que personne n’a rien fait
Qu’il s’agit de s’asseoir et d’attendre que passe
L’hypothétique bus qui doit nous amener
Vers un monde de vie où chacun aura place.



La marchandise contre la citoyenneté



Citoyen acheté et citoyen vendu
Tel est notre destin en société marchande



La marchandise contre le social



Doit-on abolir la propriété ?



Convaincre l’indigent de défendre l’acquis
De celui qui possède le pouvoir la richesse,
C’est la mission sacrée de l’idéologie



Pour une société du non travail… vers une nouvelle identité sociale



Pour une nouvelle éthique sociale



La morale inique des chercheurs de profit
Nous a conditionnés, par leur triste besogne



La nature humaine est-elle un obstacle à une telle évolution ?



Les tartuffes nous saoulent de leur morale vaine
Celle qui fait de l’homme fils du Diable ou de Dieu,
Celle qui justifie que tous les hommes peinent



Pour une éducation à la vie



<>,
C’est ce qu’on nous dit quand on va à l’école.
Ils oublient seulement de dire à l’écolier
Que le marché est là et distribue les rôles.



La marchandise, talon d’Achille de l’économie marchande



Que la marchandise

Cesse de miner l’espérance.



Pour que la fin soit un commencement



Pour en finir enfin avec la marchandise,
Pour que la vie à tous nous prenne par la main
N’écoutons plus les sots ânonner leurs bêtises
Ouvrons dès aujourd’hui les portes de demain.



Ne devenons pas les adorateurs du DIEU-MARCHANDISE qui, à l’image de tous les autres, n’apporte que du malheur.

Renversons l’idole, et faisons de son temple un lieu de vie.

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