O14431
Richard Marienstras : "Sur la mort de la tragédie"



O14431 Richard Marienstras : "Sur la mort de la tragedie"

"Sur la mort de la tragédie"

Richard Marienstras

Editions de Minuit

2000



Apparue en Grèce au 6 ème siècle, la tragédie s’épanouit brusquement et disparut rapidement à Athènes au 5 ème siècle.



Le théâtre tragique avait un rapport particulier, intime et dialectique avec la cité grecque.

Fêtes de Dionysos, annuelles.

Un concours où s’opposent trois poètes tragiques.



Dionysos

L’irrationnel

La folie

Les femmes

La danse

La musique endiablée

Fluidité des frontières entre bestial, humain et divin



Association du dieu avec le masque.



Malraux

L’homme est ce qu’il fait.



George Steiner

Corneille est plus moderne, plus clairvoyant que Shakespeare.

Il a perçu cette vérité fondamentale que la politique est la traduction de la rhétorique en action.

L’esprit, s’enfermant dans le discours, perd de ce fait toute clairvoyance.

Le langage enferme les hommes politiques dans l’aveuglement de la certitude et l’illusion de la justice…

Au lieu de demeurer les maîtres du langage nous devenons ses serviteurs.



Marc Bloch

L’étrange défaite

Sans se pencher sur le présent, il est impossible de comprendre le passé.



George Steiner

Il ne s’écrit plus de véritables tragédies.

Dans un monde d’où Dieu s’est retiré, il ne peut pas s’en écrire.

Car la tragédie est la forme artistique qui exige l’intolérable fardeau de la présence de Dieu.

Son ombre ne tombe plus sur nous comme elle tombait sur Agamemnon, Macbeth ou Athalie.



Le genre tragique est devenu impossible à la suite de la surabondance du mal dans le monde où nous sommes.

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