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Robert Dessaix : "Tourgueniev, l’amour de toute une vie"



O14421 Robert Dessaix : "Tourgueniev, l’amour de toute une vie"

"Tourgueniev, l’amour de toute une vie"

Robert Dessaix

Mercure de France

2004



Australie



Tourgueniev et Pauline Viardot



Octavio Paz

La flamme double

L’amour est l’ultime métaphore de la sexualité. Sa pierre angulaire est la liberté, le mystère de la personne.


La débauche était une tradition honorée en France

Une façon de jouer à être quelqu’un d’autre – pour une heure ou deux, de prendre un peu de distance vis-à-vis du rôle, quel qu’il soit, qu’on se sent contraint de jouer.



Isaiah Berlin

Presque tous les lecteurs de Tourgueniev sont incapables d’apprécier ce qui est vraiment grand chez lui.



La religion le laisse froid.

En tout cas le fatras des doctrines et des rituels.

Le Dieu orthodoxe lui semblait aussi peu digne d’amour qu’on orage, et tout aussi impitoyable et imprévisible.

Pas de temps à perdre, comme sa mère et beaucoup de membres de la noblesse, avec des superstitions de paysans.



A quoi penserai-je quand viendra l’heure de mourir, si je suis capable de penser encore ?



Ferme les yeux, tends-moi la main.

Je ne pourrai la presser dans la mienne.

Ma main, inerte, sera sous la terre.

Il m’est doux de penser, aujourd’hui, qu’alors, peut-être, tu sentiras une caresse légère effleurer ta main.

Tu me verras, et des larmes couleront de tes paupières closes, comme celles d’autrefois, tous deux émus par la Beauté, nous avons versées ensemble, ô toi, mon unique amour, toi que j’aimais d’un amour si tendre et si profond.



On savait y faire en ce temps-là.

Il avait 25 ans, elle 22, et il fut à elle pour toujours.



La plus célèbre mezzo-soprano de son temps.

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