O14387
Œuvres : "Tocqueville"



O14387 Œuvres : "Tocqueville"

"Tocqueville"

Œuvres

Gallimard La Pléiade

1992



1805-1859.



ANDRE JARDIN



La Démocratie en Amérique

Il est étonnant qu’un aristocrate ait pu aborder l’étude de la démocratie dans un esprit aussi objectif.



Guizot

Il juge la démocratie moderne en aristocrate vaincu et convaincu que son vainqueur a raison.



Il s’est éloigné des convictions légitimistes de sa famille.

Mais il n’a jamais renoncé aux valeurs aristocratique :

Liberté

Dignité individuelle

Equilibre

Modération des pouvoirs



Une attitude libérale.



Il étudie les philosophes du 18 ème siècle.

Son catholicisme en fut troublé pour presque toute la durée de sa vie.

Jamais il n’échappa plus au doute.



Mais toute sa vie, il lutta pour retrouver la foi, et pour ramener les héritiers de Descartes dans la voie du christianisme.



Dans la Démocratie en Amérique, son admiration pour les Américains qui ont su concilier l’esprit de religion et l’esprit de liberté.



Lucidité.

Il sut rompre avec les illusions politiques de son milieu.

Et comprendre l’avenir du mouvement démocratique.



La charte de Louis XVIII était une œuvre nécessairement sans durée.

Il a laissé un principe démocratique tellement actif qu’il devait détruire en peu de temps l’édifice qu’il élevé.

Les fautes de Charles X ont accéléré le mouvement.

Les Bourbons auraient dû donner des intérêts d’ordre et de stabilité à la démocratie.



Intuition fondamentale d’un mouvement irrésistible vers l’égalisation des conditions.

Ce n’est pas le résumé de son expérience en Amérique.

Mais la raison déterminante de son voyage.

Elle révèle l’originalité de sa pensée politique.



En Amérique, il verrait comment l’égalité peut se concilier avec la liberté.

Il irait à la rencontre de l’avenir.



C’était plus sensé que de contempler les débris d’anciens édifices aristocratiques.

Ou de se perdre dans les illusions de pseudo-aristocraties bourgeoises.



L’individualisme est plus grand au sortir d’une révolution démocratique qu’à une autre époque.



Grande lucidité dans l’analyse des maux que produit l’égalité.



A mesure que nos nous éloignons des maladies infantiles de notre démocratie, l’actualité de Tocqueville nous apparaît mieux.



Devant la fragilité des équilibres démocratiques.

Après la révélation des totalitarismes du 20 ème siècle.

Retour à la page d'accueil : ici