O14351
François Julien : "Cette étrange idée du Beau"



O14351 Francois Julien : "Cette etrange idee du Beau"

"Cette étrange idée du Beau"

François Julien

Grasset

2010



La beauté se purifie.



J’unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes.


Le beau

Plotin

Ficin



Pensée européenne

Faire tenir ensemble le dualisme philosophique et l’ascétisme religieux (Pythagore avant Platon).

Platon a opposé le visible et l’intelligible.

Le beau seul appartient aux deux.

S’enfonçant le plus profondément au sein du sensible, il y apporte la nécessité de s’en séparer.

Dramatiser ce qui ne sera plus simplement la vie, mais désormais l’existence.



Les Grecs ont porté sur le beau le regard de l’amant sur le corps de l’aimée.

Regard ébloui et captivé.



Une poitrine est plus, du fait que ses lignes sont justes, ni trop pleines ni trop creuses.



Grecs

Etre n’est rien d’autre qu’être beau.



Toute présence s’entend sur fond d’absence.



C’est dans le Nu que les Grecs ont conçu la beauté.

Entre le désir de la chair et la pudeur de la nudité.

En les neutralisant quasiment l’un et l’autre.



Le Nu se change soudain en complétude, en dévoilement.



Le Nu abstrait une essence.



Sénèque

Une belle femme n’est pas celle dont on vante la jambe et le bras, c’est celle dont la beauté globale empêche qu’on arrête son admiration sur l’une de ses parties.

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