O14312
Lucain : "La Pharsale"



O14312 Lucain : "La Pharsale"

"La Pharsale"

Lucain

Librairie Eugène Belin



39-65



Léon Leys



D’origine espagnole.

Né à Cordoue, sous le règne de Caligula.



Neveu de Sénèque le rhéteur, le philosophe.



Des facultés merveilleuses.



Il eut le malheur de tomber sous la discipline d’un pédant ridicule :

Le grammairien Remmius Palémon.

Ancien esclave.

Orgueil.

Parvenu.

Il s’est fait une réputation qui séduisit le père de Lucain.

Commerce, qui l’a rapidement enrichi.

Luxe.

Prétentions extravagantes.

Il vantait son savoir, et la haute valeur de ses œuvres.

Virgile n’était qu’un écolier à côté de lui.

Il plaignait d’avance l’avenir de la littérature latine, lorsque Palémon ne serait plus :

Une décadence irrémédiable.

Une influence funeste sur ses élèves.

Il ne pouvait que pervertir leur goût.

Et de leur communiquer cette vanité présomptueuse dont il était atteint lui-même, au suprême degré.



Sénèque, son oncle le philosophe, rappelé en Corse.

En raison de la jalousie ombrageuse de Caligula.



Agrippine connaissait son talent d’écrivain, et sa réputation de sagesse.

Elle ouvre le chemin du trône à Néron, aux dépens de Britannicus.

Elle choisit ce proscrit, pour en faire le précepteur du jeune Domitius, qui devint Néron.


Sénèque fit de Lucain le condisciple de Néron.

Une étroite amitié.

Lucain s’engage dans la voie des honneurs.

Mais sa faveur ne fut pas de longue durée.



Chez le philosophe stoïcien Cornutus, il rencontre Aulus Persius Flaccus.

Poète satirique.

Caractère noble et pur.

Une autorité morale reconnue de tous.

Excès de franchise, ce qui était un danger par rapport à Néron.

Lucain entend les premiers vers de Perse.

Il s’écria :

"Voilà de la vraie poésie !"

Tout un milieu remarquable.

Elévation de sentiments.

Mais tous furent tués par Néron, Vespasien et Domitien.


Lucain les quitte, revient vers Néron.

Que trouve-t-il ?

L’amour du faste et de la volupté, l’orgueil, la jalousie.



Opulence de Lucain.



Mais très provisoire.



Un concours poétique.

Néron et Lucain se disputent le premier rang.

Néron considère Lucain comme un débutant.

Il était sûr de l’emporter.



Néron avait composé une pièce descriptive sur le désespoir de Niobé.

Perfection d’Ovide.

Il se croyait sûr d’éclipser Lucain.



Lucain.

Un talent supérieur.

Il prit comme sujet la descente d’Orphée aux enfers.

Celui qui termine les Géorgiques.



Enthousiasme de l’auditoire pour les vers de Lucain

Une cruelle blessure pour l’amour-propre de Néron.

Il se venge en interdisant désormais à son rival les lectures publiques.



Mais Lucain était aussi orateur.

Il pouvait poursuivre au barreau une brillante carrière.



La rancune de Néron n’est pas satisfaite.

Il lui défend également d’apparaitra dans les tribunaux comme avocat.



Il s’oriente vers des études plus sérieuses que la recherche d’applaudissements.



Guerre civile de César et Pompée

Séduit par la grandeur du sujet.

Montrer la lutte entre la tyrannie et la liberté.

Doué d’une imagination féconde.

Une raison vigoureuse.

Pénétré des principes les plus nobles de la philosophie.

Une érudition immense.

Fable.

Histoire.

Sciences.

Langue ferme, brillante et colorée.



La Pharsale

Inachevée.



Ressaisi par la politique

Ce qui le mena à sa perte.



65

Il se forma contre Néron une conspiration redoutable.

Des sénateurs.

Des officiers.

Un des deux consuls.

Préfet du prétoire, chargé de veiller à la sûreté de Néron.

A la tête de cette entreprise :

Pison.

Issu d’une des plus grandes familles de Rome.

Choix des circonstances du meurtre de l’empereur.



Un affranchi soupçonna son maître d’avoir de mauvais desseins contre Néron.



Il fit des révélations, qui mirent sur la voie de la conspiration.



Beaucoup furent arrêtés

Parmi eux, Lucain.



Il avait embrassé la cause de Pison par orgueil et par dépit.

Il n’a pas pardonné à Néron la guerre qu’il avait faite à sa renommée.



Tacite

Pas d’ambition.

Passion de la liberté.



Donner à Rome un meilleur régime que celui qui était établi depuis près de cent ans ?



Un autre souverain ?



Tacite juge Pison

Nulle gravité dans les mœurs,

Point de retenue dans les plaisirs.



Lucain est dénoncé par un de ses complices

Il nie longtemps.

Séduit par la promesse de l’impunité, il dément sa fermeté d’âme.

Pourtant, vers brûlants de la Pharsale.



Il se reconnaît coupable.

Cite les noms d’une foule d’autres conjurés.

C’est une trahison.



Il accuse sa mère, cette noble Atilla.

Celle qui avait éveillé dans son âme d’enfants les sentiments les plus purs.

A qui il devait ainsi deux fois la vie.



Pensa-t-il que Néron, meurtrier d’Agrippine, éprouverait moins de remords en voyant un autre coupable d’un crime semblable ?



La promesse d’impunité qu’on lui avait faite était un piège.



On lui permit seulement, comme à Sénèque, de choisir son genre de mort.

Il se vit ouvrir les veines des bras et des jambes.

Il récita un passage de sa Pharsale.

Où il avait représenté un guerrier mourant de la même mort que lui.

Mais sur le champ de bataille.



Quand il mourut, il avait à peine 25 ans.



Atilla fut oubliée par la tyrannie.



Quel supplice !

Il était mort déshonoré.



Le père de Lucain possédait des richesses dont Néron voulait s’approprier.

La fortune, en ce temps là, n’était pas moins dangereuse que le talent ou l’ambition.



La famille était presque éteinte pour s’être approchée du pouvoir.

Comme on le voit par l’exemple de Sénèque, pour lui avoir rendu service.



LA PHARSALE



CHANT PREMIER



L’avènement de Néron, une compensation pour les maux qui, pendant tellement d’années, ont accablé Rome.

Sous son règne fortuné, le peuple oublie ses souffrances.

Un jour, Néron ira place parmi les dieux.

De là, il continuera à veiller sur les Romains.

Dès maintenant, son inspiration est toute-puissante.

Elle animera le poète dans son œuvre, mieux que ne pourrait le faire celle du sanctuaire d’Apollon.



Causes de la guerre.



Le triumvirat.

Mort de Crassus et de Julie.



Parallèle de César et de Pompée.



La patrie apparaît à César.



Passage du Rubicon.



Effroi du peuple.



Arrivée du tribun Curion.



Discours de César à ses soldats.



Fanatisme du centurion Lélius.



Abandon de Rome justifié par de sinistres présages.



Prédictions des devins.



CHAMP DEUXIEME



Désespoir des femmes.

Elles vont dans tous les temples exhaler leur douleur.

L’une d’elle déclare qu’il faut se hâter de pleurer, parce que le vainqueur, lorsque le sort l’aura désigné, ne permettra plus les larmes.



Douloureux pressentiments.



Plaintes des guerriers.



Souvenirs de la dernière guerre civile.



Entrevue de Brutus et de Caton.



Réponse de Caton.



Pompée quitte l’Italie.



CHANT TROISIEME



Pompée voit en songe l’ombre de Julie.



Pendant que Pompée passe en Epire avec son armée, César revient sur ses pas et entre à Rome.

Il songe tout d’abord à gagner l’affection du peuple en ramenant l’abondance dans la ville.

Il fait venir de Sicile et de Sardaigne de grands convois de vivres.



Contraste entre la gloire de César et son attentat contre la liberté.



César entre dans la ville au milieu de la terreur universelle.

Ensuite, il convoque le Sénat, sans observer aucune des formes légales, qui seules pouvait donner de l’autorité à cette réunion.



Efforts inutiles de Métellus pour défendre le trésor.



Revenant à Pompée, Lucain énumère les peuples qui viennent de joindre leurs forces armées aux siennes.

On dirait une nouvelle invasion de Xerxès qui va fondre sur l’Europe.



Réponse de César.



César fait autour de Marseille de prodigieux travaux d’investissement, mais sans parvenir à effrayer les habitants.



La forêt de Marseille abattue.



César part pour l’Espagne.

Son absence ne ralentit pas les travaux du siège.

Une grêle de projectiles.

En réponse, des balistes d’énormes pierres.

Les Romains forment la tortue.

Les Marseillais parviennent à la rompre.

Les assiégés allument un incendie dans le camp des Romains.



Un épisode de bataille navale.



Les Marseillais sont vaincus.



CHANT QUATRIEME



César est en présence des lieutenants de Pompée.



César essaye vainement de s’emparer d’une hauteur qui protège Lérida.

Son camp est envahi par les eaux à la suite de pluies torrentielles.

Mais il triomphe de tous les obstacles, et parvient à jeter un pont sur la Sègre.

Les Pompéiens, découragés, vont chercher au loin des alliés dans les montagnes.

Mais César les devance, et les arrête dans leur marche.

Les deux camps sont de nouveau en présence.



Les deux armées sont sur le point de se réconcilier.



Pétréius fait rentrer ses troupes dans le devoir.

L’armée pompéienne dépérit de jour en jour.



Les tourments de la soif.



Afranius est réduit à se rendre.


Animés par Vulteius, les soldats de César se tuent, plutôt que de se rendre.



Mort de Curion.



CHANT CINQUIEME



Après un discours de Lentulus, les consuls sortis de charge sont remplacés par Pompée.



L’armée de César est prête à abandonner.



Discours des révoltés.



César ramène les soldats à l’obéissance.



César, de retour à Rome, prend les pouvoirs et les concentre entre ses mains.

Il se proclame consul,

Dictateur,

Imperator.

Après un vain simulacre d’élections.

Il se met à la poursuite de Pompée.

Il traverse la mer, malgré la saison défavorable.

Antoine avec sa flotte n’ose ou ne peut le suivre.



César entreprend de traverser l’Adriatique dans une simple barque.



Tous les vents sont déchaînés.

S’il doit périr, que l’on craigne à chaque instant de le voir reparaître.



Les soldats reprochent à César sa témérité.



Enfin, la saison est devenue plus favorable.

Les vaisseaux d’Antoine peuvent aborder à Nymphées, en Epire.



CHAMP SIXIEME



César veut assiéger Dyrrachium.



L’armée de Pompée souffre de la peste. Celle de César est en proie à la famine.



Rare exemple de vaillance donné par un centurion.



Scéva feint de se rendre, pour frapper de plus près de nouveaux ennemis.



Il dépend de Pompée de profiter de sa victoire.

Il néglige de le faire.



Sextus Pompée a recours à la magie pour connaître l’avenir.



La magicienne Erichtho et ses sortilèges.

Elle ressuscite un mort pour l’interroger.

L’âme évoquée révèle les sentiments des romains qu’elle a vus aux enfers.



CHANT SEPTIEME



Pendant la nuit qui précède Pharsale, Pompée voit en songe l’image de son bonheur d’autrefois.



La bataille : Discours de Cicéron.



Harangue de César à ses troupes.



Sentiments et langage de Pompée.



L’armée de César prend l’offensive.

L’armée de Pompée plie bientôt.



Une ruse de Pompée est déjouée par l’habileté de César.



César, présent partout, échauffe le carnage.



Mort de Domitius.

Tristes conséquences de la bataille de Pharsale.



Pompée fuit.

César n’a plus d’autre adversaire que la liberté.



Pompée dans sa chute conserve l’amour des peuples.



César abandonne le camp de Pompée au pillage.



Le sommeil des vainqueurs est agité par le remords de leur crime.



CHANT HUITIEME



Entrevue de Pompée et de Cornélie à Lesbos.



On délibère à la cour d’Egypte sur le sort de Pompée.



Mort de Pompée.



Ce que devint la tête de Pompée.



Cordus donne la sépulture au corps mutilé de Pompée.



CHANT NEUVIEME



Pompée est allé rejoindre les dieux.



Caton le remplace comme défenseur de la liberté.



Caton fait l’éloge de Pompée.



César visite les ruines de Troie.



CHANT DIXIEME



Discours de Cléopâtre à César.



César est assiégé dans le palais d’Alexandrie.



Situation critique de César.

Retour à la page d'accueil : ici