O14240
Celestius, disciple de Pélage : "Il y a encore beaucoup de Mani, dans le lupanar d’Augustin"



O14240 Celestius, disciple de Pelage : "Il y a encore beaucoup de Mani, dans le lupanar d’Augustin"

Augustin manichéen.



Il l’est resté, malgré lui.



Et pourtant, il a écrit un livre :



"Contre les Manichéens."



Des obsessions qui persistent chez lui, et qui marquent durablement l’Eglise.



L’Eglise ?



Jésus, Paul, Augustin.



Et rien d’autre.



Chez Julien d’Eclane, disciple de Pélage, toutes les obsessions maladives d’Augustin sont vigoureusement combattues.



Julien d'Eclane était le plus cultivé des représentants du pélagianisme, et il devint son principal porte-parole. Contre saint Augustin, il nie l'idée de péché originel, l'idée que le péché est dans la nature de l'homme et qu'il est inné ; les enfants naissent innocents ; le baptême et la grâce divine sont nécessaires, mais rien ne se fait en dehors du libre-arbitre de l'homme, qui a la capacité de choisir entre le bien et le mal. De même, il pense que la volonté divine ne peut qu'être conforme à notre idée de justice, comme les juifs identifiaient la Parole de Dieu et la Loi, et qu'en conséquence les notions augustiniennes de péché transmis héréditairement et de prédestination sont inacceptables. Rejetant l'idée que le péché est dans la nature humaine, il pense aussi, contre saint Augustin, que la sexualité n'a aucun rapport nécessaire avec le péché, puisqu'elle a été créée par Dieu. Représentant un courant « humaniste » du christianisme, il associe le perfectionnement moral produit par cette religion à l'avènement d'une société moins brutale et plus juste.



Mais la sclérose a atteint tout l’organisme de l’Eglise.



Elle a combattu le "pharisaïsme" ?



Son "péché originel" vicie tout ce qu’elle fait.



Oui, un lupanar.



Un ensemble d’idées perverses.

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