O14210
Sentences : "Publilius Syrus"



O14210 Sentences : "Publilius Syrus"

"Publilius Syrus"

Sentences

Anthologie des poètes latins

Maurice Rat

Garnier

1936



PUBLILIUS SYRUS



Attends d’un autre ce que tu aurais fait à autrui.


Il court au repentir, celui qui juge trop vite.


Nous préférons ce qui est aux autres, les autres ce qui est à nous.


L’amant en colère se fait beaucoup de mensonges.


Aime ton père, s’il est juste ; sinon, supporte-le.


Si tu supportes les défauts de ton ami, tu les fais tiens.


La femme aime ou hait, il n’est pas de tiers parti.


Contre un homme heureux un dieu même est à peine armé.


Le lendemain est le disciple de la veille.


Les femmes ont appris à pleurer pour mieux mentir.


A délibérer on laisse souvent se perdre l’occasion.


Ceux-là même qui la commettent haïssent l’injustice.


Un seul cheveu même a son ombre.


Quand la fortune vous flatte, c’est qu’elle vient vous séduire.


Un beau visage est une muette recommandation.


Qui perd la confiance n’a plus rien à perdre.


La fortune est de verre :

C’est au moment où elle brille qu’elle se brise.


Redoutable est l’ennemi qui se cache en notre cœur.


Langage caressant comporte son poison.


Le juge est condamné quand le coupable est absous.


Quand on méprise la mort, on a vaincu toutes les autres craintes.


La Fortune rend stupide celui qu’elle veut perdre.


Le silence tient lieu d’esprit à l’homme sot.


C’est sottise de poursuivre celui que les dieux chérissent.


Du jour où le pauvre se met à imiter le riche, il est perdu.


Plaisir secret tient plus de la crainte que de la joie.

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