O14166
Philippe Maxence : "Pour le réenchantement du monde, une introduction à Chesterton"



O14166 Philippe Maxence : "Pour le reenchantement du monde, une introduction a Chesterton"

"Pour le réenchantement du monde, une introduction à Chesterton"

Philippe Maxence

Ad Solem Genève

2004



A tous ceux qui ont gardé assez de liberté d’esprit et de goût du panache pour tenter l’aventure de l’orthodoxie.



J’en reviens aux méthodes doctrinales du 13 ème siècle, dans l’espoir d’aboutir à quelque chose.



Comme tous les petits garçons solennels, j’ai essayé d’être en avance sur mon temps.



Valéry Larbaud

Il rit de tout ce qu’il dit.

Paraît constamment satisfait de lui-même.

Parfois, comme beaucoup d’hommes de génie, il semble complètement idiot et enfantin.

Une région qu’on lui croyait complètement inconnue dix secondes auparavant.

Plus que négligé dans sa tenue.

En prenant son thé, il inondait son gilet.

Cheveux qui paraissent n’être jamais peignés.



Si nous pouvions, d’un seul coup, rompre avec l’habitude et voir les étoiles comme les voit un enfant, nous n’aurions pas besoin d’une autre Apocalypse.



Les Juifs demandent des signes.

Les Grecs sont en quête de sagesse.

Nous proclamons, nous, un Christ crucifié,

Scandale pour les Juifs

Et folie pour les païens.

Ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes,

Et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.



Les mythes ne sont pas des allégories.



Le monde des fées n’est autre que le monde ensoleillé du sens commun.

Ce n’est pas la terre qui juge le ciel, mais le ciel qui juge la terre.



Le juif, déclaré l’ennemi de la race germanique.

Cet autre homme ne doit plus revendiquer son appartenance à l’humanité.

Il n’est qu’un rebut de la société, un parasite, un bourgeois, archétype de l’ennemi de la classe ouvrière.

Cet embryon n’a jamais été humain, seulement un amas cellulaire.

Un déchet potentiel.

A partir du moment où cet homme est perçu comme contraire à l’idéologie,

Il doit à terme disparaître.



Le fou n’est pas celui qui a perdu sa raison.

Le fou est celui qui a tout perdu sauf sa raison.



Il n’y a jamais eu d’aussi périlleux, d’aussi passionnant que l’orthodoxie.

Elle est la santé de l’esprit ;

Et être sain d’esprit est plus tragique que d’être fou.

Retour à la page d'accueil : ici