O14042
Jean Yves Guérin : "Audiberti, cent ans de solitude"



O14042 Jean Yves Guerin : "Audiberti, cent ans de solitude"

"Audiberti, cent ans de solitude"

Jean Yves Guérin

Honoré Champion

1999



LE MAL COURT



Composé en deux heures, en état de transe.



Rapports entre éthique et politique.



La Courtelande est un mini-Etat.

N'existe que par la volonté des grandes puissances.



Sur le trône, elles ont hissé un roturier, ci-devant démonstrateur de salades.



Célestincic est père, plus que souverain.

Il est heureux d'avoir trouvé un beau parti pour sa fille, mais il est prêt à gaspiller les beaux florins dont l'Occident lui fait l'aumône.

La principauté de Courtelande a une économie rudimentaire.

Sur son territoire exigu, on trouve beaucoup de marécages, car il y pleut beaucoup.

Célestincic mène la politique désordonnée d'un parvenu.

Il cultive les signes extérieurs du prestige.

Il croyait traiter d'égal à égal avec l'Occident.

La princesse joue le rôle d'appât.

Une annonce tactique de son hymen.

Le machiavélique cardinal voulait faire pression sur l'Espagne.

Le chantage diplomatique opère.

On met fin à la comédie.

Tout avait été prévu pour vaincre les scrupules du trop sentimental Parfait.

--- Nous mettrons l'Espagne dans nos draps.

--- Nous épousons l'Espagne et la féconderons.

On dénigre, par un faux, la princesse Alarica.

Le cardinal la considère comme une jument.

A l'affront, elle réagit par le scandale et se met nue devant les dignitaires.

Elle se met à l'école du cardinal.

Désormais, elle pense en termes de rapports de forces.

Elle ne craint pas de vaincre le cardinal :

--- Il n'est qu'un domestique.

Elle s'oppose au roi son père.

Pour devenir adulte, elle doit le tuer, au moins symboliquement.

Ses nouvelles valeurs ? L'ambition et l'énergie.

La puissance.

Règne d'une réformatrice.

Modernisation, grands travaux, industrialisation.



UN ECRIVAIN SOUS L'OCCUPATION



Pour lui la politique compte peu.



Ami de Drieu.



La France s'avance les mains nues.



Dans la détresse, plus belle que jamais.



Admiration pour Pétain.



La France se retrouvera debout.



Ne vit que pour écrire.

Retour à la page d'accueil : ici