O14040
Agrippa d’Aubigné : "Les Tragiques"



O14040 Agrippa d’Aubigne : "Les Tragiques"

"Les Tragiques"

Agrippa d’Aubigné

Gallimard

1995



Acronyme L.B.D.D.

Le Bouc du Désert.



Conversion irréversible à une esthétique de la laideur et du déplaisir.



Guerres de religion

La mère délie tendrement son enfant du berceau, le caresse et l'embrasse, mais c'est pour le déchirer aussitôt à belles dents et apaiser ainsi une faim monstrueuse.



De pieux huguenots profanent les sanctuaires catholiques, où ils croient reconnaître les idoles.



Sept livres

Victoire apparente du mal, qui s'inverse en triomphe du bien.



Il dénonce les vices de la cour et des grands, les abus d'une justice inique et la subversion de tout ordre, de toute valeur morale.



Paradis perdu.



Comme Ovide, l'œuvre orpheline d'un exilé et d'un mort.



David ne vainc Goliat qu'en raison de sa faiblesse même.



Quand le pacte est rompu entre le prince et ses sujets, il n'existe plus d'issue au malheur du monde, mais il reste l'évasion par l'échelle brûlante, l'ascension par la pyramide des flammes.



Agrippa

Aegre partus

Celui qui a été engendré dans la douleur.

Né en 1552 ; sa mère meurt à sa naissance.

Le père a décidé qu'il fallait sauver le fils.



Etudes chaotiques.

Fugues.

Tentation du suicide.

Compagnon fidèle et intransigeant d'Henri de Navarre.



Quitte Paris trois jours avant la Saint Barthélemy.



Partage l'existence oisive et passablement débauchée des princes.



Ses grands aînés

Profaner les églises.

Souiller de ses excréments les lieux saints, fouler aux pieds l'idole du saint sacrement.



Il stigmatise l'ingratitude d'Henri, son hypocrisie, son égoïsme.



Son fils Constant, père de la future Madame de Maintenon, se révolte contre lui.



Henri, appelé très auguste, très victorieux.



La vraie victoire n'est pas de ce monde, mais réside au ciel des idéaux.



"Dieu peint du crayon de la mort les couleurs de la vie."



Les enragés sont ravagés par un feu qui brûle leurs entrailles.



Les mères-non-mères sont réduites à manger leurs propres enfants.



Règne de la Justice divine que laisse présager l'apocalypse imminente.



Fresque des misères présentes.



Turpitude d'une justice cannibale.



LES TRAGIQUES



Tyrans tyrannisés, et non de vrais rois.



Va Livre, tu n'es que trop beau
Pour être né dans le tombeau
Duquel mon exil te délivre.



Loup de ce siècle

Celui que j'ai damné, quand le ciel le voudrait
Ne peut être sauvé.



O vermine espagnole,
Je dis votre vermine, engeance de Loyole.



Ce peuple sot
Demande un Roi
Samuel, instituant les Rois,
Annonce leurs défauts que l'on prend pour leurs droits.



Seul, seule et seulement.

Jésus nous est seul pour hostie.
Seul sacrificateur.

En la foi seule on est justifié.

Manne du ciel par la foi seulement.



Jésus seul peut la grâce donner.
Autre que lui ne peut remettre et pardonner.



Visible chef de la visible Eglise.



Le maigre capucin.
En la face du Pape non Clément, l'appela Antéchrist.



Dieu maudit les Rois du peuple hébreu
Qui comptaient leurs soldats, non la force de Dieu.



Caïn et Abel

Le premier bourreau et le premier martyre.



Ne t'advienne point, épouse et chère Eglise,
De penser contre Christ ce que dit sur Moïse
La simple Sephora qui, voyant circoncir
Ses enfants, estima qu'on les voulait occir. :
"Tu m'es mari de sang", se dit la mère folle.



Lors de son veuvage, il conçoit un fils naturel, Nathan.

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