O14017
Lelio Socin : "Le socinianisme"



O14017 Lelio Socin : "Le socinianisme"

"Le socinianisme"

Lelio Socin



Wikipédia



Lelio Francesco Maria Sozzini ou Lelio (en latin : Laelius Socinus1 ; en français : Lelio Socin), né à Sienne le 9 janvier 1525 et mort à Zurich le 4 mai 1562, est un humaniste italien.

Lelio Francesco Maria Sozzini



Lelio Sozzini est né à Sienne issu des Sozzo, une famille de banquiers et de notaires.
Lelio, qui a orthographié son nom de famille en Sozini est le sixième enfant du fils cadet de Mariano Sozzini (1482 - 1556) et de son épouse Camilla Salvetti. Il a été formé comme un juriste à Bologne sous l'autorité de son père.
Sans être un étudiant brillant, il acquiert des connaissances aussi bien en hébreu qu'en arabe et en grec. Il donne ses premières conférences théologique à Vicence en 1546. À cette période le point de vue de Sozzini était celui de la réforme évangélique ; il exhibe une union singulière de piété enthousiaste avec la subtile spéculation théologique. Il poursuit ses voyages religieux, au cours desquels la réputation de sa famille et son charme personnel lui ont assuré un bon accueil en Suisse, France, Angleterre et Pays-Bas.
En 1548, il retourne en Suisse avec les lettres élogieuses[pas clair]. On le retrouve ensuite à Genève (1549 - 1550), à Bâle(avec Sebastian Münster ) et à Zurich (logeant chez Konrad Pelikan). Il est ensuite présent à Wittenberg (juillet 1550 ; juin 1551), d'abord comme invité de Melanchthon, puis avec, Johann Forster, auquel il délivre des cours d'hébreu. De Wittenberg, il retourne à Zürich (fin 1551), après une visite à Prague, Vienne et Cracovie.
Les événements politiques le ramènent en Italie en juin 1552 ; deux visites à Sienne où la liberté de parole était encore possible l'ont mis en contact avec son jeune neveu Fausto. Il se trouve à Padoue3 à la date d'exécution de Michel Servet à Genève le 27 octobre 1553. De là il retourne à Bâle (janvier 1554), à Genève (avril) et à Zürich (mai), où il prend demeure.
À Genève (avril 1554), il fait des remarques imprudentes sur la doctrine, confirmées dans une lettre au pasteur italien Martinengo. Bullinger, sur l'initiative de ses correspondants, dont Calvin, interroge Sozzini sur sa foi, et reçoit de lui une confession explicitement orthodoxe.
En 1556, il est confronté à des problèmes pécuniaires à la suite de la mort de son père qui le laisse sans le sou. Il bénéficie d'introductions influentes dont celle de Calvin auprès de la cour de Vienne (1558) et de Cracovie qui lui permettent d'obtenir le soutien du Maximilien II, duc régnant sur Florence concernant ses intérêts et ses domaines familiaux.
Bien reçu hors de l'Italie, Sozzini a été accueilli de manière très variable dans son propre pays. Le pouvoir en place surveillait sa famille : son frère Cornelio a été emprisonné à Rome ; ses frères Celso et Camillo et son neveu Fausto étaient reputati Luterani ; et Camillo s'était enfui de Sienne.
En août 1559, Lelio Sozzini est de retour à Zürich, où il meurt le 14 mai 1562 dans son logement dans la maison de Hans Wyss, un tisserand de soie.
Son neveu Fausto (1539 - 1604), lui aussi théologien, est averti de la mort de son oncle par Antonio Maria Besozzo à Lyon. À Zürich Fausto ne parvient à récupérer que peu de documents reliés, mais trouve en revanche beaucoup de notes. Il n'existe aucun portrait authentique de Lelio Sozzini.



DOCTRINE



Lelio Sozzini militait pour un christianisme raisonné et tolérant, caractérisé par la simplicité évangélique du culte et de la foi. Calvin et Melanchthon ont reçu Sozzini avec les bras ouverts. Lelio, impulsif et investigateur, était à la recherche de la terre spirituelle et des vérités religieuses. Bien que des soupçons et des divergences existaient, les rapports restaient amicaux. De tous les réformateurs, Henri Bullinger celui avec lequel Sozzini était le plus proche. Les difficultés théologiques de Sozzini concernant la résurrection du corps, le prédestination, la terre de salut (sur ces points il a correspondu avec Calvin), la base doctrinale de l'évangile, (ses questions à Bullinger), la nature du repentir (à Rudolph Gualther), les sacrements (à Johann Wolff).



C'est le destin de Michel Servet qui a orienté son esprit vers le problème de la trinité.



Lelio Sozzini passe pour être le fondateur de mouvement intellectuel Anti-trinitaire.



Le socinianisme aura mis en avant la tolérance et la charité en s'opposant à la persécution religieuse. Les sociniens reconnaissent comme frères chrétiens tous ceux qui s'efforcent de mettre en pratique l'enseignement de Jésus-Christ, quelles que soient par ailleurs leurs options théologiques. Ils regardent le Nouveau Testament comme seule source de vérité en matière d'éthique, de piété et de doctrine. Les sociniens ont été condamnés par le Vatican, car ils niaient la pluralité des personnes en Dieu, considérant qu'elle était « contraire à la droite raison ». En ceci, ils se rapprochent de l'unitarisme, qui considère que « Dieu est un ». Cela les amenait donc à dénier la divinité du Christ.
La décision de répondre ou non à "l'appel de Jésus" doit être libre et individuelle.
Pas question pour un État d'imposer telle ou telle religion ni de soutenir une Église particulière au détriment d'autres.
Le salut, c'est la vie éternelle que "Dieu" accordera aux disciples de Jésus. Pour les autres, ce sera la mort éternelle (non une vie de souffrance sans fin).
La mort du Christ, pas plus que les rites ou l'intervention du clergé, ne procure le salut à ceux qui n'auront pas cherché à obéir fidèlement au maître en question.
Le baptême marque l'entrée en chrétienté d'un individu se convertissant à l'Église. Il est inutile pour qui serait né dans l'Église.
La Cène n'est qu'un mémorial et le témoignage de l'engagement à suivre le Christ.
Pour les sociniens, le Saint-Esprit n'est pas une personne que l'on puisse prier, mais une puissance que Dieu communique.
Jésus, né de Marie grâce à l'action du Saint-Esprit, n'aurait pas existé avant sa naissance. Il fut homme, entièrement décidé à faire la volonté divine. Dieu le récompensa à la Résurrection, lui accordant une nouvelle Vie éternelle dans son ciel avec le titre de Fils. C'est pourquoi les sociniens rendaient un culte à ce Fils de Dieu.
La période de tolérance envers Sozzini va prendre fin. Il devra se réfugier chez un noble acquis à ses idées, chez qui il décèdera en 1604.

Retour à la page d'accueil : ici