O14000
Thomas Szasz : "Hérésies"



O14000 Thomas Szasz : "Heresies"

"Hérésies"

Thomas Szasz

Payot

1978



Etre hérétique, c’est être dans le vrai, lorsque la Vérité se trompe.



Il existe deux types d’amour parental, diamétralement opposés l’un à l’autre

L’un se fonde sur une espérance de la part des parents, qui poussent fermement, mais avec bienveillance, leur enfant à "y arriver".

D’autres croient bénéfique de donner à l’enfant un "chèque en blanc", et soutiennent inconditionnellement tous ses désirs.

Dans le premier cas, encouragement de l’acquisition d’un savoir-faire personnel, respect de la personnalité de l’enfant.

Dans le deuxième cas, démission, manque de respect pour l’enfant, qui aboutit pour lui à un manque total de compétence.



Devise des tyrans

Qui n’est pas avec moi est contre moi.



Des tolérants

Qui n’est pas contre moi est avec moi.



L’aphorisme est à la description ce que la caricature est au portrait.



La liberté s’achète au prix de l’amour du Père.



Grandeur

Celui qui a le courage d’exposer sa faiblesse.



Il n’y a pas de génie absolu…

Seule la bêtise est universelle.



Histoires d’hosties



Celui qui viole la loi, doit s’attendre à ce que la police l’attrape un jour ou l’autre.

Celui qui viole la réalité, le psychiatre ne le ratera pas.



La maladie mentale n’est pas une maladie.



Il en est de la maladie mentale comme de la qualité de Juif :

On peut l’envisager comme un rôle qu’on assume ou comme un état inhérent à la personne.



L'Etat thérapeutique



Yevgueny Zamyatin

1884-1937

Ce sont les hérétiques qui maintiennent le monde en vie…

L’hérésie, c’est notre foi et le symbole de l’avenir, car demain est toujours l’hérésie d’un aujourd’hui…

Hier, il y avait le tsar, et il y avait des esclaves.

Aujourd’hui, le tsar a disparu, mais les esclaves restent.

Demain, nous serons tous des tsars.

L’homme de demain sera libre et royal…

Hier, les masses étaient sacrifiées.

Aujourd’hui, c’est l’individu qui est sacrifié, au nom de la masse.

Mais demain verra la libération de l’individu, au nom de l’homme, cette fois…

Que l’homme se serve de la seule arme digne de son avenir… le Verbe.

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