O13924
Pierre-Yves Bourdil : "Essai sur les idoles"



O13924 Pierre-Yves Bourdil : "Essai sur les idoles"

"Essai sur les idoles"

L’Ecole

1991



La réalité simulacre



La représentation des choses



Le cœur et la raison d’Etat



Les visions de l’homme



BILAN



L’idole est une représentation locale.

Dès qu’on l’écarte, on se perd.



On se livre aux idoles parce qu’on accède si mal au plan de la destinée qu’en s’en désole et qu’on recourt à une assurance limitée, faute de mieux.



Nous n’avons à la réalité qu’une relation simulacre.



ATHALIE



Joas reconnu et mis sur le trône.



Joas a été caché dans le temple huit années durant par le grand prêtre Joad.

Il fallait le cacher à la rage de sa grand-mère Athalie, tellement déçue de la mort de son fils, qu’elle avait espéré anéantir toute la descendance de David, en assassinant les prétendants à la succession.

Pour mieux effacer la mémoire des Juifs, elle avait même embrassé une religion païenne, celle de Baal.

Elle avait trouvé en Mathan un renégat à la hauteur de ses ambitions politiques ; assez jaloux de Joad pour accepter la prêtrise idolâtre.



Les crimes d’Athalie ont installé un pouvoir de substitution négatif.

Il ne s’inscrit plus dans la continuité où s’affirmait la relation du peuple juif à son Dieu.



Joas est devenu en secret Eliacin.



Un personnage neutre permet la relation entre les camps adverses, Abner.



Un personnage ambigu, Josebeth, nièce d’Athalie, femme de Joad, mère de Zacharie et de Salomith.

Elle entretient les liens de sang avec la plupart des personnages.



Acte premier : un complot



Les Hébreux s’apprêtent à fêter la Pentecôte.

Moché, prince et prêtre.

Exacerbation du conflit entre le politique et le religieux.

Pas de foi sincère hors d’un Etat qui la rende libre.

Ceux qui veulent la foi seule sont mystiques, mais irréalistes.

Ceux qui veulent la seule obéissance aux lois sont réalistes, mais voués à la catastrophe.

La véritable légitimité, lorsqu’il s’agit d’un peuple, se fonde sur un accord de la foi et des lois.

Cet accord permet la communion entre les hommes.

La confiance en une justice à laquelle chacun adhère librement, sans y être contraint par des forces extérieures.

C’est pourquoi Abner sent le drame venir.

Le peuple, qui fête Chavouot, est prisonnier de circonstances politiques qui conditionnent sa liberté, la travestissent.

Le pouvoir tolère une apparence de fête, mais aspire à rester maître de cette apparence.

Pour en rester maître, il joue sur la nostalgie.

La nostalgie est le constat que l’apparence est sauve, mais pas la réalité.

La loi empêche que la foi puisse s’exprimer d’une façon tout à fait sincère.

Rester sur ses gardes.

Le cœur demeure à l’écart de sa parfaite sincérité.



Acte II : Athalie, du palais au temple



Athalie voit Joas.

Son étonnement est absolu.


Acte III : L’amour interdit de Joas et d’Athalie



Acte IV : L’enfant Eliacin et le roi Joas



Acte V : Athalie sacrifiée



Athalie gémit sur son être dévoilé et mis à nu.

"Où suis-je ? O trahison, ô reine infortunée !"

Joad est implacable.

Athalie cherche à finir sa vie.

Elle se rend.

Elle reconnaît Joas.

Elle reconnaît Dieu.

Elle l’enferme.

Elle dit : "Dieu des Juifs".

Elle maudit Joas.

Elle le veut comme elle.

Mais elle ne l’entend pas parler comme elle, et gémir.

"Dieu qui voyez mon trouble et mon affliction."

Elle meurt.

Par le fer.

Comme aurait pu mourir Joas.

Son dernier mot pour évoquer Dieu ?

"Vengeur."

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