O13902
A la Bibliothèque nationale, une importante opération de maintenance retarde l’ouverture de deux heures…



O13902 A la Bibliotheque nationale, une importante operation de maintenance retarde l’ouverture de deux heures...

A la Bibliothèque nationale, une importante opération de maintenance retarde l’ouverture de deux heures…



J’ai compris ce qui se passe.



Pour la première fois à la Bn, un livre va solennellement être lu.



Il s’avère qu’aucun chercheur ne savait lire.



Que leur fréquentation du lieu n’était que de pure forme.



Juste pour écouter le froissement du papier, quand on tourne les pages.



Maintenance…



Se livre enfin à une éducation efficace.



Le livre choisi ?



"Les Mémoires d’un Ane", de la comtesse de Ségur.



Cadichon, grand grand officier de la légion d’honneur. Général, maréchal super-plénipotentiaire. Et nonce.



Egalement, compagnon de la libération du lecteur illettré, comme Bettencourt qui a acheté le titre, grâce à l’Oréal de son beau-père.



Après tout, malgré Alcuin, venu d’Angleterre, Charlemagne ne connaissait que trois ou quatre lettres de l’alphabet… Ne parlons pas de Philippe Auguste, qui avait une bibliothèque, et qui fut trop subjugué par sa reine Danoise, Ingebord, tellement belle qu’il ne put rien lui faire.



Elégamment, il déclara qu’il avait l’"aiguillette nouée".



La remisa dans un couvent, pendant que d’autres femmes, qui l’impressionnaient moins, furent ses maîtresses.



A l’entrée de la salle philosophie et religion, une grosse pierre, qui était dans la bibliothèque de Philippe Auguste.



Je me demande quel crâne il avait fracassé, avec cet utile instrument.



Philippe-Auguste, grand lecteur, lui aussi.



Je suis tout de même déçu d’apprendre que personne, absolument personne, sauf un balayeur, ne savait lire dans la confrérie savante, qui fait l’orgueil des illettrés du monde entier.

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