O13844
Poésies baroques : "Saint-Amant"



O13844 Poesies baroques : "Saint-Amant"

"Saint-Amant"

Poésies baroques

Villetay

1658



Jules Romains



Sa vie :

Des débauches quotidiennes.



Boileau

N’imitez pas ce fou.

Sur de trop vains objets c’est arrêter la vue.



Une femme

Moïse bègue ?

Dans tes beaux vers il s’exprime si bien.



S’il avait été roi
Il serait non bègue
Mais muet devant toi.



Je n’écrirai pas contre toi

Ce serait te rendre immortel.



Une femme…

Elle ne veut pas qu’on la sangle ?

Elle use à tous de cruauté

Elle abhorre à se soumettre,

L’orgueil fait sa vertu



Noble dondon
Je vis si fort sous sa loi
Qu’il faut que je m’emprunte d’elle
Quand je veux me prêter à moi.



Devenir docteur parmi les ignorants ?



En ces jours vains et menteurs
Toutes les choses se déguisent



Il dit s’être évertué
A meurtrir les infidèles

Mais je crois qu’il n’a tué
Que le temps et des chandelles.



Que j’aime la solitude !



Apôtre du siècle présent
Cause du salut de mon âme.



La chambre du débauché.



Tu t’es souvent mirée dans mon visage.



Vos attraits n’ont plus rien
Votre esprit est plat.



Une nymphe prit mon âme au trébuchet
En scellant mon cœur de son divin cachet,
Y voulut imprimer son image lascive.



Aphrodite

La garce qui naquit de l’excrément de l’onde

Pour courir l’aiguillette dans tous les lieux du monde,

La bonne cagne aux paillards appétits.

Retour à la page d'accueil : ici