O13831
Anthologie de la poésie arménienne



O13831 Anthologie de la poesie armenienne

Anthologie de la poésie arménienne

"Avis de recherche"

Editions Parenthèses

2006



Moine Mesrop Machtots

362-440

Dans ma détresse, secours-moi, Seigneur,
Comme jadis tu aidas Jonas.



Nersès IV le Gracieux

1102-1173

Poète, théologien, chef de l’Eglise.

Fais poindre en nos âmes ta lumière spirituelle.



Frik

1230-1310

Tu sais que nous sommes des êtres de chair

Et pourtant tu nous livres au feu

Sur l’Arménie ta colère déferle
Comme jadis contre le peuple d’Israël



Avis de recherche

Attention,
Dernier rapport :
A la fin du 20 ème siècle, à 16 h 15,
Le peuple arménien a quitté le pays
Et n’est toujours pas revenu…

Signalement : peuple ancien, tourmenté,
Ingénieux, travailleur, endurant,

Yeux d’une infinie tristesse,
Cœur fendu de toutes parts



Enfance ou Ras-El-Aïn



Je n’ai plus foi en mes propres mots ;
Ils semblent parfois n’être pas les miens.

De Ras El Aïn jusqu’à Alep.



Tes mots peuvent se changer en pain
S’ils sont cueillis dans les champs.



Mon pays est triste
Car je n’y suis pas.



Je me souviens de petites maisons,
Des figuiers sans feuilles,
Des perdrix ne volant pas.



L’esprit frappe comme une arme
Un coup fort et brusque
Serfs, serfs, serfs nous sommes
Serfs et esclaves.



Il a ouvert mes lèvres et m’a trouvée fermée.
Je suis vierge à jamais, je suis-je dit.

Sans y croire une seconde avant d’écarter les genoux ;
En moi s’est alors creusée une autre ouverture,
C’était bien agréable

J’ai ainsi compris
Que
Les femmes sont toutes fermées.



A mes parents,
mes proches,
mes amis,
mes voisins,
mes amants,
mes lecteurs,
Mes critiques,
mon peuple martyr,
Et à Dieu.

De la part de quelqu’un
sans travail défini
Sans domicile fixe
Ni véritable identité.



Monde, pleure avec moi : mon amant est mort…

Mort depuis longtemps.

Or mon amant n’est même pas né…

Monde, pleure avec moi : je suis belle…



Je me tais quand le silence est une révolte contre la parole.

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