O13821
Aristophane : "Lysistrata"



O13821 Aristophane : "Lysistrata"

"Lysistrata"

Aristophane

Gallimard

1966



VICTOR-HENRY DEBIDOUR

INTRODUCTION



Les hommes ne peuvent pas vivre sans la paix, pas plus qu’ils ne peuvent vivre sans femmes.



Toutes les authentiques joies humaines sont sœurs.

Celles du lit et celles de la table.

Celles de l’amour et de l’amitié.

Celles du travail et du repos.

Et celles de la paix qui les permet toutes et les exalte toutes.



Opération "trou-mesdames".

Famine sexuelle provoquée.

Aussi cruelle pour les femmes que pour ces messieurs.



Vraie gloire des femmes, dont elles peuvent parler, la maternité.

Sagesse de fourmis et d’abeilles dans le ménage de la vie quotidienne, leur sens de l’intimité, de la continuité, de l’équilibre , du tous les jours.



Démobilisette

La guerre ressemble à un cul de vieille guenon.



Plutarque

Aristophane, sa poésie est une putain passée qui veut contrefaire la femme de bien mariée.

Vil bouffon.

Pièce ignoble.



ANALYSE



Faire la grève.

Les femmes se refuseront sans pitié à leurs amis et amants.

Se barricaderont à l’Acropole, où est déposé le trésor de l’Etat.



LYSISTRATA



--- La seule ancre de salut pour toute la Grèce, c’est les femmes.

Victoire

Les femmes ? Et bien alors ; il ne tient qu’à un fil.



Victoire

Comment compter sur des femmes
Pour se conduire avec bon sens.



Démobilisette

Il nous faut renoncer au zob.



Victoire

Je ne pourrai jamais !

Non, que la guerre aille son train !

Lisette chérie, il n’y a rien qui vaille ça !



Démobilisette

Au Commissaire

Votre salut, c’est nous qui le ferons !



Démobilisette

Quelle décision a-t-on fait afficher à l’Assemblée, aujourd’hui, sur la paix ?

Le mari

Ca te regarde ?

Vas-tu te taire ?

Et je me taisais.

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