O13818
Aristophane : "Les Nuées"



O13818 Aristophane : «Les Nuees»

"Les Nuées"

Aristophane

Dictionnaire des Œuvres



Environ 447-280.



Aristophane tient "Les Nuées""" pour la meilleure de ses comédies.



Il ne gagne pas le prix des Dionysies, et s’en plaint.



Très grande célébrité, à cause de la présence de Socrate.



Contraste entre l’éducation nouvelle (représentée par Socrate et les sophistes)

Et l’éducation traditionnelle, respectueuse des valeurs acquises de la religion, de la famille, de la pudeur, des vertus viriles, civiques et militaires.



Strepsiade

Celui qui se retourne dans tous les sens.

Un paysan marié avec une aristocrate de la ville.

Situation difficile et contradictoire.



Le fils, Philippidès

Un compromis absurde entre le nom du grand-père paternel, Phidon (l’économe) et le genre de noms aimés par la mère, allant de pair avec la passion, fort coûteuse et élitaire du jeune homme pour les chevaux.



A cause de la manie hippique de son fils, Strepsiade est criblé de dettes.

Son seul espoir de salut réside dans le PENSOIR de Socrate.

Le mot est inventé par Aristophane.

Comment faire triompher le discours faible, ou injuste, sur le discours fort, ou juste.

Apprendre à avoir le dessus sur les créanciers.



Comme Philippidès n’accepte pas d’aller dans une école, Strepsiade décide de suivre lui-même l’enseignement de Socrate.



Les yeux rivés au sol, le derrière tourné vers le ciel, les élèves scrutent les secrets du monde souterrain, tout en s’occupant d’astronomie.



Socrate est suspendu dans une corbeille, au moyen d’une grue.

Il affine son esprit, dans l’air, qui lui est similaire.



Socrate lui enseigne.

Zeus n’existe pas.

Tout ce qui existe trouve son explication dans le phénomène météorologique.



Socrate de plus en plus déçu par l’esprit borné de Strepsiade, qui comprend toujours tout de travers.



Après cet échec, Philippidès prend la place de son père au pensoir.



Auquel des deux discours confier l’éducation du jeune homme ?



Discours faible

L’éducation moderne.

Vaincre à tout prix.

Satisfaction des instincts.

Pas de réserve morale.

C’est lui qui triomphe.

Il se moque des vieilleries prônées par le Discours fort.



Philippidès rentre à la maison.

Conseillé par son père, il peut aussitôt se libérer de deux créanciers.



Mais après la banquet, père et fils se disputent.

Le fils frappe son père et sa mère.



Strepsiade est furieux.

Il accuse les Nuées de l’avoir trompé.



Strepsiade se tourne vers la statue d’Hermès, qui est là, pour trouver un conseiller.

Il renonce à se plaindre devant un tribunal.

Se fait justice tout seul, en mettant le feu à l’école de Socrate.



Platon accuse avant tout Aristophane :

Responsable du destin tragique de Socrate.

Accusé d’impiété.

D’introduction de nouveaux dieux.

De corruption de la jeunesse.



Certains sont allés plus loin que Platon

Aristophane a écrit sa comédie pour de l’argent, au service des ennemis de Socrate.

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