N6190
La première perversion, la première ? "Je ne suis responsable de rien". Appuyé par l’action sociale, qui m’innocente radicalement



N6190 La premiere perversion, la premiere ? "Je ne suis responsable de rien". Appuye par l’action sociale, qui m’innocente radicalement

La première perversion, la première ? "Je ne suis responsable de rien". Appuyé par l’action sociale, qui m’innocente radicalement.



On m’incrimine pour quelque chose ?



Mais je suis innocent.



Même si Pygmalion a volé des sommes énormes…



De rien je ne suis coupable.



Personne, de bonne foi, ne peut m’accuser.



D’ailleurs, je ferai appel.



Et l’injustice ne pourra que m’acquitter.



Avec mon enfance terrible, je suis innocent.



On ne peut que comprendre, et approuver, mes crimes.



La révolution a répudié le caprice des princes.



Elle a introduit l’irresponsabilité de tous.



Placé dans des circonstances affreuses, je ne pouvais que tuer.



Que l’on m’acquitte !



Un tournant ?



L’assassin de Jaurès, en 1914, acquitté.



Tous les assassins.



Les drogués.



Les ivrognes.



Tous meurtris par la société.



C’est elle, disent les syndicats, qui est responsable.



Et aussi, Dieu.



Le méchant dieu, que j’ai d’ailleurs occis en une banale corrida.



Mais moi, je ne suis responsable d’aucun mal.



Jamais.



Je ne connais pas le mot ancien de "responsabilité".



Victime à absoudre, à admirer, à encenser.



Les religions ne sont pas coupables de leurs crimes.



Ni les vieux criminels, innocentés "en raison de leur grand âge".



Les crapules, les rois, les prêtres.



Non, personne.



Et surtout pas moi.

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