H8265
Le fleuve de l’Egypte



H8265 Le fleuve de l’Egypte

Le fleuve de l’Egypte.



Long, n’est-ce pas, lors du règne monstrueux de la performance.



Nourricier.



Aussi.



Paro feint qu’il est un dieu.



Il n’est pas nécessaire qu’il accomplisse des besoins.



Dans l’hypocrisie, il se vautre dans le fleuve, tous les matins.



Il y dissimule son humanité honteuse…



Sa fille, Bitia, vient se suicider dans le fleuve.



Elle est écœurée du genre de vie de son père et de sa cour.



Elle découvre le berceau de Moché.



Elle en est émue, sauve le bébé.



Elle-même, elle échappe à la mort…



Double visage du fleuve.



Nahar ?



Le fleuve.



Mais aussi :



Nahare.



Le matin.



Le jour.



La lumière.



Dans le fleuve Nil, on noyait, périodiquement, une belle jeune fille.



Pour obtenir la fertilité de son limon.



N’accepte pas la banalité du règne pharaonique, avec ses 24 dynasties, toutes semblables à celles de la Chine.



Donne à la vie, à ta vie, sa beauté.



Sa lumière.



Un livre de Rabi Aharon Raphaël ben Chimon, rabbin de l’Egypte et de la Palestine :



"Nahar Mitsraïm."



"Le fleuve de l’Egypte."



L’Egypte, dont le nom signifie "la double angoisse".



Sous le signe de la mort.



Du voyage dans un autre monde, réservé aux souverains.



Egalité des hommes et des femmes.



Mais dans le désarroi, du vide.



Rabi Nahman de Braslav



Dieu a créé le vide.



A l’intérieur de ce vide, il a placé l’univers.



Mais celui baigne dans le vide.



Celui qui proclame ce vide essentiel ne se trompe pas.



N’argumente pas avec lui, à propos d’un Dieu.



Parce que c’est lui qui a raison.



Fais du fleuve, si tu en as la force, un lieu de lumière.



Non de désespoir.



Humour de ceux qui ne sont pas détruits par les fanatismes.



Mohamad Ali invite ses ennemis, les Mamelouks, pour une réconciliation, à la citadelle du Caire, le Mokatam.



Sur quoi, l’Albanais les fait défenestrer.



Ensuite, il règne…



Champollion.



"Il n’administre pas l’Egypte, il l’exploite."



Comme les nombreux descendants de la semence prolifique d’Ibn Séoud.



Comme Kadhafi.



Comme Khomeiny.



Comme Ben Ali.



Simplement pour la richesse.



A moins que l’on tue dieu, au nom de ce mal qu’on appelle dieu.



Sunnite ou Chiite.



Dans la même cruauté.



Au contraire, un beau fleuve…



Il sort de l’Eden.



Il se ramifie.



Donne-lui sa beauté.



Celle de la vie.

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