H7096
Celestius : "Il y a beaucoup de Mani dans le lupanar d’Augustin"



H7096 Celestius : "Il y a beaucoup de Mani dans le lupanar d’Augustin"

Celestius : "Il y a beaucoup de Mani dans le lupanar d’Augustin".



Pour Pélage, prêtre de Bretagne, aucune faute ne pèse sur l’homme.



Aucun péché des origines.



Dieu ne bénit-il pas Noah, après la faute d’Adam et de Hava ?



C’est aussi l’opinion du disciple de Pélage, Celestius.



Ce qui importe, ce sont les actes des êtres humains.



Des idées tellement véridiques, naturelles, saines…



Comme celles d’Arius.



Les chrétiens obsédés en sont pleins de rage.



Outrés dans ce qu’ils considèrent être le vrai :



Malédiction de l’homme, prédestination, choix arbitraire de Dieu…



Augustin fait condamner Pélage, exactement comme saint Bernard de Clairvaux, saint pourtant, fera condamner Abélard.



Abélard, d’ailleurs le seul savant chrétien qui trouvait aberrante la condamnation forcenée d’Israël par l’Eglise, parce que certains Juifs avaient déclaré, lors de la mise à mort de Jésus :



Matthieu 27.24



"Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants."



Une soi-disant religion d’amour et de pardon, avec sa perpétuité irrévocable, dans la haine et l’absence absolue de tout pardon.



Comme il est rancunier haineux le Cyclope, dieu tellement primitif des Juifs !



Alors que le christianisme n’est qu’amour…



Toute cette haine perpétuelle, à cause d’un fait divers, un Juif assassiné, ce qui provoque l’aversion indignée, éternelle de ses supporters, parce que des Juifs abominables ont ignoblement tué un des leurs.



Celestius est ironique.



Il juge le manichéisme imbécile de saint Augustin.



"Il y a beaucoup de Mani dans le lupanar d’Augustin".



Augustin est toujours manichéen.



Son ascétisme présent est aussi obsédé que le fut son manichéisme, que sa légèreté antérieure dans ses mœurs.



Et c’est au nom du manichéisme que l’Eglise juge.



Même quand elle tente d’oublier les crimes commis, sous-entendant qu’ils n’ont jamais eu lieu.



Dans l’hypocrisie familière aux gens de "religion".



Celle de Charles-Quint, qui abdique, après avoir demandé pardon, à toute sa cour, pour le mal qu’il avait commis.



Mais ne songeant pas un seul instant à réparer ce mal.



Réparer le mal ?



Mais pourquoi donc ?



Les Juifs ne sont-ils pas, comme l’a dit Luther, de la "vermine" ?



Boniface VIII, qui ne croyait en rien, canonise un roi saint, Louis IX, désormais saint Louis.



Roi gentleman, qui voulait tout de même que le vêtement des Juifs les distingue.



Si un Juif critique le christianisme, "lui passer l’épée en travers du ventre".



De quel droit lui interdire, djihad, cette critique ?



Jean-Paul II canonise Pie IX, qui a déclaré que "la liberté religieuse est un délire"…



Pas beaucoup de saints, dans la confrérie.



On en choisit beaucoup qui n’en ont nullement l’étoffe…



Mais la canonisation, n’est-ce pas, est irrévocable…

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