H6891
Anniversaire de naissance de mon père, d’un ami



H6891 Anniversaire de naissance de mon pere, d’un ami

Anniversaire de naissance de mon père, d’un ami.



11 septembre 2017, anniversaire de Papy, né en ce jour, en 1909.



Né à Beyrouth, là où Hakham Zaki dirigeait son école.



Mais les deux branches de la famille ne s’étaient pas encore rejointes.



Tristan et Iseult, morts, enterrés l’un près de l’autre, tandis qu’une liane poussait chaque jour, et les unissait, allant, vivace, d’une tombe à l’autre.



On l’enlevait, chaque jour.



Jusqu’au moment où le roi Marc de Cornouailles, dépossédé de son Iseult, comprit enfin qu’il fallait la laisser.



Pourtant, pas d’amour entre eux : Brangien les avait simplement drogués.



D’où une passion seulement sexuelle les poussant en permanence l’un vers l’autre.



Tout comme le nationalisme et la religiosité, tous deux bien vides, mais ardents, convaincus, cruels.



L’abbé Grégoire :



"Bigots, mais non pieux."



Papy perd ses parents, très jeune.



Son frère Elie l’élève.



Sérieux.



Pour lui, seulement la famille et le travail.



Un amour pour les siens.



Citant Pascal, Protagoras.



Me racontant, quand j’avais cinq ans, des histoires sur Moché, mais n’y croyant qu’à peine.



Honnête, extrêmement scrupuleux.



11 septembre 2001



Le banditisme islamique a la joie mauvaise de tuer beaucoup de personnes, à New York.



Leur mort, et celle de tours, est une grande gloire pour l’islam victime.



En ce jour-là de la naissance de Papy.



Le dieu cruel doit être satisfait.



Quel rapport avec Papy ?



Aucun.



Une autre histoire.



Un ami organise les compétitions internationales sportives d’Israël.



Il est à Munich, un mois avant le 5 septembre 1972, pour des affrontements sportifs.



C’est la date de sa naissance.



Avant tous les autres, il apprend le meurtre des sportifs israéliens, dont deux Russes.



Il doit l’annoncer à chacune de leurs familles.



Une douleur.



Le jour de sa naissance.



Le 9 av naît le Messie.



Mais aussi, chacun est son propre Messie, d’une manière beaucoup plus profonde et importante qu’un événement extérieur, simplement miraculeux.



Quand j’ai dit à Papy, en 1956, que je voulais aller en Israël, il m’a répondu :



"Nous sommes dans une fournaise, et nous irions dans une autre ?"



Entre temps, les fournaises se sont rejointes, et même mondialisées.



Sans y aller, tu t’y trouves.



A chaque instant, tu peux avoir des terribles nouvelles de la fournaise.



Malgré le verset de Yechaya 57.19



"Paix paix, pour le lointain et pour le proche."



Avec le Talmud qui explique :



"D’abord avec le lointain, ensuite avec le proche."



Personne dans l’univers ne veut la paix.



Chacun, arrogant, affirme son bon droit.



Dans une hypocrisie convaincue, qui lui fait gommer tous ses propres torts.



Seulement sensible à ceux de l’autre.



Désempathie.



Ne jamais être sensible au point de vue de l’autre.



Le nier avec mépris.



D’autant que Dieu est parfaitement d’accord avec lui, comme les droits imprescriptibles de l’histoire…



Ce sont les autres qui doivent s’incliner.



Lui ne fera aucune concession.



Ce serait trop honteux.



Tous en meurent, très heureux de leur patriotisme et de leur piété.



Alors que tous les autres ne sont que des mensongers, des outrecuidants.



Des corrompus invétérés.



Ce qui n’est jamais le cas chez nous, dans notre cause sacrée et si belle, admirable.



Les anniversaires se mêlent de hauts faits criminels, que d’aucuns appellent héroïques.



11 septembre, pour Papy.



5 septembre, pour Avigdor Dagon.



Mais quel dommage !



Chacun choisissant sa perdition, et l’aimant.

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