H5719
La grandeur ? *Guedoula*. Elle est, dans la tradition kabaliste, synonyme de la générosité, *hessed*



H5719 La grandeur ? *Guedoula*. Elle est, dans la tradition kabaliste, synonyme de la generosite, *hessed*

Dix sefirot, des qualités primordiales, qui expriment la manière d’agir de Dieu, celle de l’homme, aussi, qui lui ressemble.



Les trois premières concernent directement l’intellect.



La quatrième est *guedoula*, ou *hessed*.



La première des qualités qui interviennent, dans la relation avec autrui.



Dieu bénit Abraham : "Je ferai de toi un grand peuple" (Berechit 12.2)



Grand ?



Non rapace.



Généreux, de toutes les générosités.



Surtout celles qui ne sont pas répertoriées dans la mémoire humaine, et dans ses sinistres mots d’ordre.



Une qualité d’Abraham, qui le définit ?



Sa tente est ouverte aux quatre points cardinaux.



Surtout, qu’un passant, devenant un hôte accueilli avec plaisir, n’hésite pas à trouver l’entrée, quel que soit l’endroit dont il vient.



Grand ?



Des sentiments et des attitudes nobles.



Pas de vengeance.



Pas de rancune.



Pas d’envie.



Pas de jalousie.



Pas de petitesse, à aucun degré.



Mais cette bonté naturelle, d’ailleurs prescrite – mais assez vainement chez les divers descendants d’Abraham, dans Vayikra 19.18



Ne te venge pas, ne sois pas rancunier ; mais aime ton prochain, comme toi.



Qui est ton prochain ?



Tout être humain.



Et non le tragique rétrécissement racial qui conduit les médiocres des médiocres, et parmi eux les maîtres du Talmud, sauf Rabi Akiba, à restreindre cet amour à sa propre engeance préférée.



Aime, et surtout celui qui ne te ressemble pas.



En particulier, ton adversaire, ton ennemi, celui qui éprouve envers toi une haine indéracinable.



Si tu ne vis pas cela, tu n’es pas vraiment descendant d’Abraham, avec tes slogans ignobles, ton apartheid généralisé, voulu et opiniâtre.



Tu es vraiment trop petit, pour prétendre te rattacher au Dieu unique, qui a créé et crée tous les êtres, et qui les aime tous.



Tu te prélasses, alors, dans ton ignominie, plus ou moins inconsciente et délibérée.



Tu dis :



"Je ne peux pas négocier avec celui qui nie mon existence."



Evidemment, il est plus agréable de négocier avec un ami intime, que rien, vraiment rien, ne sépare de soi.



Avec ta femme, qui t’aime et te comprend, même si elle te critique.



Surtout, ne pas négocier avec un adversaire : ce serait une sorte de mésalliance.



Le malheur des Palestiniens ? Le considérer avec hostilité, ou seulement indifférence.



Ne pas vouloir comprendre que s’ils se sentent acculés à l’assassinat indifférencié, c’est que vraiment ils n’en peuvent plus, dans un destin insupportable, sans issue et sans espoir.



Indignés de leurs meurtres multiples, les braves juifs se ressentent comme étant des victimes innocentes, qui ne méritent vraiment pas cela.



Comme George Bush le pas très intelligent :



"Pourquoi les attentats du 11 septembre ? Pourquoi nous en veulent-ils ? Nous sommes tellement bons…"



Certains ne vivent que comme des Thénardier de différentes sortes.



Martin Buber

"Le nationalisme est l’égoïsme collectif."



Le Chabat ? La volupté de ne pas être soumis à quoi que ce soit de secondaire, de désagréable. En particulier, au temps.



Ne pas vivre, docilement, les innombrables frénésies que tous connaissent : Des obsessions, le verbe haut, Internet, la télévision, le téléphone portable, l’action désordonnée, les nouvelles, de préférence les plus meurtrières.



La vie, comme volupté, et non comme combat : autrement, quelle tragique erreur !



Moussaf du Chabat

"Ceux qui aiment ce qui le concerne ont choisi la grandeur."



Grandeur du Chabat ?



Grandeur de la relation avec soi, avec autrui.



Secondairement, celle que l’on a avec Dieu.



Grandeur…



Et non l’écrasement que vit l’esclave aimant son esclavage, ou se contentant de le subir, avec un secret plaisir.



Les femmes, utilisées par les hommes, qui cherchent, avec quelques ruses pitoyables, ou le féminisme mimétique, à triompher d’eux.



Les hommes, qui se croient le jouet de l’économie, qui peinent, leur vie durant, pour acquérir ce dont ils sont d’ailleurs incapables de jouir.



Grandeur.



Pour le Gaon de Vilna, Dieu est grand en Israël, tandis qu’il est un tyran pour les gentils.



Tyran, comme les dieux grecs, capricieux et cruels, qui jouent avec le destin des humains, dans une sorte de cannibalisme permanent.



Il est grand en Israël ?



Non cette caricature épouvantable qu’en donne le christianisme, qui parle si méchamment d’Israël.



La vraie générosité.



Non l’esprit bourgeois, qui s’est emparé de l’univers entier, et surtout d’Israël, expert en déclin dans les sentiments et les comportements.



Ari

La mort consiste en le fait d’exister en deçà de son niveau d’être réel.



Une décadence.



Une mascarade.



Un jeu morbide appelé religiosité.



Rabi Yossef Haïm de Bagdad

La valeur de *hessed* est 72.

Celle d’Israël, 541.

Si tu ajoutes les deux, tu obtiens 613, l’ensemble des commandements de la Tora.



Etre réellement toi, Israël, et non dans ton mimétisme imitateur et incantateur.

Ne pleure pas parce que tu as "perdu les Indes", mais recherche, ardemment, ce qui mérite que tu t’en soucies.



Non comme tous ces Juifs d’Occident, qui ont allègrement renoncé à ce qui leur était pourtant essentiel, pour s’habiller à la mode du riche tailleur de leurs concitoyens.



Sois toi, et non un être perdu, comme tant d’écrivains juifs d’Allemagne et d’ailleurs.



Et vis la grandeur.



Non les ratiocinations débiles d’une halakha qui ne connaît que le formalisme sénile, sans jamais s’intéresser au sens des choses.



Accomplis-toi réellement en tout, et non dans des caricatures que tu appelles commandements.



Grandeur, qui ne déprécie pas, qui ne médit pas, qui ne ricane pas.



Celle qui correspond à l’intention divine en ce qui concerne Abraham : Un grand peuple, un peuple de grandeur.



Ni Attila, ni Gengis Khan, ni Ceausescu, ni Louis XIV, ni Pol Pot, ni Staline, ni Hitler, ni Erdogan, ni Poutine, ni Truman, ni Netanyahou.



Non l’homme descendant du singe, et s’efforçant de lui ressembler le plus possible, mais cet être accompli dont la définition, avant qu’il ne naisse, est contenue dans le mot "grandeur", tel que Dieu le prononce, en promettant son contenu précieux à Abraham.



*Guedoula.*



Si tu es ainsi, tu es, effectivement, une bénédiction pour toutes les familles de la terre, comme Dieu l’a promis, dans les mêmes versets, à Abraham.



Au lieu de leur apparaître comme une malédiction, comme c’est le cas, dans la généralité des opinions dans l’univers.



Zekharia 8.13

"De même que vous étiez une malédiction parmi les peuples, maison de Yehouda et maison d’Israël, je vous délivrerai.

Et vous serez une bénédiction."



On ne vous assènera plus des "meurtres rituels", ni des "Protocoles des Sages de Sion".

Ni la formule de Voltaire

"Les Juifs sont les ennemis du genre humain."



Votre marranisme stérile vous a conduits à adopter les pires travers, autour de vous.



Dans une imitation désespérée, celle de Stefan Zweig par exemple.



Sanhédrin

"Je vous en veux.

Vous n’avez pas adopté les manières d’être des meilleurs des peuples, mais des pires d’entre eux."



Une faiblesse, celle de l’imitation docile, faite par les êtres insignifiants, sans consistance.



Elle accompagne la perte de substance.



Avec la promesse consolatrice, plutôt utopique, d’un avenir tout différent.



Celui de la grandeur.

Retour à la page d'accueil : ici