A2833
Frédéric II de Hohenstaufen : "Mémoires privés"



A2833 Frederic II de Hohenstaufen : "Memoires prives"

"Mémoires privés"

Frédéric II de Hohenstaufen

Hachette

1986



Mémoires privés



Je ne suis pas celui que je suis.



Il détache un léopard apprivoisé.

Celui-ci est désemparé : il a l’habitude d’une chaîne.



Emerger d’un corps de femme.

Livrer ma réalité charnelle à d’autres yeux que les miens.



Le plaisir croissant, Adélaïde, de tes petits tétons.

Les neiges de ton corps sont embellies par la douleur d’aimer.



Le désir de la femme embellit l’homme qui la baise.



Laisse de bon gré le rouquin d’Apulie
Franchir la petite porte couronnée de guirlandes.



Amour, tous les jours de la semaine.

J’ai fini de languir, c’est dimanche aujourd’hui.



Sire Roi, vous avez déjà pris femme.



Le mal d’aimer anoblit les plaisirs de l’amour.



Les mots que dit la femme

Mes seins si nus.

Je t’aime tant,
Je n’en pourrai supporter davantage.

Je te garde en mon corps.

Reviens cette nuit !

Mes seins si petits,
Ils te réclament.



Le latin de l’amour



Vulva

Hymen

Nates, les rondeurs de la croupe

Concha,

Le limaçon,

Le sexe de la femme.



Conduis-moi dans ton corps
Aux choses que les mots désignent.



Je t’ai vue te baigner
J’ai jeté un regard
Furtif dans le miroir



Front contre front, je te pense, toi.
Bouche contre bouche, je me donne à toi.
Sein contre sein, je t’entends, toi.
Sexe contre sexe, je te désire, toi.
Jambe contre jambe, je viens vers toi.
Genou contre genou, je te prie, toi.
Pied contre pied, je suis là pour toi.
Haut et bas se changent et se renversent,



Pour l’acte magnifique l’un à l’autre mêlés.

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