A2421
Otto Weininger : "Sexe et Caractère"



A2421 Otto Weininger : "Sexe et Caractere"

"Sexe et Caractère"

Otto Weininger



LA FEMME



L’essence de la femme est d’être exclusivement vouée au sexe.

Elle est sexualité pure.

Elle ne songe qu’à l’homme, alors que lui s’intéresse à bien autre chose :

Guerre, philosophie, sport, sciences, affaires, politique, religion, art.

La femme pense en hénides.

Une donnée psychique avant qu’elle ne devienne une idée.

C’est pour cela que pour elle, pensée et émotion sont une seule et même chose.

Elle se tourne donc vers l’homme, qui pense avec des idées claires et articulées.

Pour que celui-ci lui clarifie l’esprit.

Pour qu’il lui interprète ses hénides.

Voilà pourquoi les femmes tombent toujours amoureuses d’hommes plus intelligents qu’elles.

Le mâle vit dans la conscience.

La femelle, dans l’inconscience.

La distinction entre le vrai et le faux est donc vide de sens pour elle.

Ainsi, les femmes mentent naturellement et inéluctablement.

La femme n’a aucune notion du bien et du mal.

Elles n’ont pas d’impératifs moraux ni logiques.

Il s’ensuit que la femme n’a pas de moi.

Pas d’individualité.

Pas de caractère.



LE JUIF



Le juif est une idée platonicienne

Un type psychologique.

Une possibilité, ou un danger, pour tout être humain.

Le Juif est saturé de féminité.

Le juif le plus viril est plus féminin que le moins masculin des Aryens.

Comme la femme, le Juif cherche instinctivement les unions.

Il a un sens médiocre de l’individualité.

Ce qui explique le puissant instinct de préservation de la race.

Il est aphilosophique.

Profondément irréligieux.

Le judaïsme n’est qu’une tradition historique.

Le christianisme : La forme la plus élevée de la grande foi.

Le judaïsme : L’extrême limite de la lâcheté.

Le Christ fut le plus grand de tous les hommes, parce qu’il triompha de son judaïsme, la plus grande des négations.



Weininger, juif et homosexuel.



Incroyable succès du livre.



Wittgenstein l’admirait énormément.



Weininger

En amour, l’homme ne fait que s’aimer lui-même.

Il aime tout ce qu’il aspire à être.

Sa nature la plus vraie, la plus profonde.

Libérée de toutes les entraves du besoin, de toute trace de terre.



Weininger

Le choix ?

Le génie, ou la mort.

Si on ne peut vivre que comme femme ou comme juif, on est incapable de se libérer de sa sensualité et des désirs terrestres.

Alors, on n’a tout simplement pas le droit de vivre.

La seule vie qui mérite d’être vécue, c’est la vie spirituelle.

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